Épisode 3 : La psychoéducation en pratique privée

Episode 3 • October 12, 2026 • 00:58:03
Épisode 3 :  La psychoéducation en pratique privée
Co-construire la psychoéducation
Épisode 3 : La psychoéducation en pratique privée

Oct 12 2026 | 00:58:03

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Show Notes

Aujourd’hui, on reçoit Jennifer Briand-Robinson, une psychoéducatrice qui partage son temps entre le milieu privé et le milieu scolaire, deux univers qui se nourrissent et se renforcent dans sa pratique. En clinique, elle accompagne les familles avec une créativité importante, poussant les limites pour trouver des solutions concrètes et adaptées. À l’école, elle transpose cette même créativité pour soutenir les élèves et les équipes, ce qui crée une belle balance entre ses deux milieux d’intervention. Active sur les réseaux sociaux, Jennifer aime partager du contenu qui la passionne et outiller les parents et les intervenants sur des sujets qui lui tiennent vraiment à cœur. Une psychoéducatrice engagée, authentique et profondément investie dans son travail.

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Episode Transcript

[00:00:04] Speaker A: Salut, c'est Florence et Angélique. Bienvenue à «Co-construire la psychoéducation », le balado qui vise à démystifier la psychoéducation et à mieux comprendre cette profession. À chaque épisode, des psychoéducateurs et psychoéducatrices viennent partager leurs expériences, leur réalité et leurs réflexions autour de différentes clientèles et thématiques. Ensemble, on explore, on clarifie et on fait rayonner la psychoéducation. [00:00:28] Speaker B: Aujourd'hui, on reçoit Jennifer Briand-Robinson. C'est une psychoticatrice qui combine depuis plusieurs années le réseau en travaillant dans les écoles et la pratique privée. Elle se spécialise auprès des familles et des jeunes, et particulièrement au niveau de l'attachement et l'accompagnement des adultes qui soutiennent les jeunes enfants avec des traumas. Bonne écoute! Bonjour Jennifer. Merci d'être avec nous aujourd'hui. C'est notre petit projet à Florence et moi. C'est très important pour nous d'avoir des psychoéducateurs, psychoéducatrices de différents milieux pour bien représenter l'ensemble de la profession. Donc, merci beaucoup d'être avec nous aujourd'hui. [00:01:24] Speaker C: Merci de l'invitation. Je suis super contente d'être ici avec vous et de pouvoir partager une petite partie de mon travail avec vous, avec vos auditeurs. [00:01:34] Speaker B: C'est très apprécié. On commence dans le feu déjà de l'action. On commence avec une question très ouverte tous nos épisodes de balado. On ne donne pas d'explication parce qu'on veut des réponses variées, des réponses différentes. On veut que tu l'interprètes comme tu as envie de l'interpréter, cette question-là. Donc, pourquoi la psychoéducation? [00:01:57] Speaker C: OK. En fait, moi j'ai toujours eu un intérêt pour travailler avec les familles en accompagnement, avec les enfants, quoique on sait que la psychéducation n'est pas seulement avec les enfants. Mais moi j'ai toujours eu cet intérêt-là et ce qui m'a charmée de la psychéducation, C'est vraiment tout le côté qu'on dit là, vécu, éducatif, partagé, donc dans nos termes de psycho-aide, ce que ça veut dire, c'est qu'on travaille aussi sur le terrain avec les gens. Donc oui, il y a une portion qui est très théorique, très clinique, très au niveau des savoirs, mais il y a aussi un côté qui est très terrain, on va l'observer, les enfants dans leur milieu, Donc, être avec eux, pour moi, ça venait vraiment combler deux grands besoins, tant ceux au niveau de la théorie que ceux au niveau d'être terrain, d'être avec les gens, donc d'observer, d'être dans le milieu. Je trouve que c'est vraiment ce qui nous distingue en psychéducation et moi, c'est vraiment ça qui m'a charmée dans mon parcours. J'ai fait plusieurs petites choses avant de choisir la psychéducation, mais c'est le côté qui m'a vraiment charmée. La psychéducation. et plein d'autres autres. Mais principalement, en réponse courte, je pourrais dire ça. [00:03:21] Speaker A: Excellent. Dans le dernier épisode, on a parlé plus précisément du milieu scolaire. Toi, tu fais un petit peu des deux. On se demandait, tu connais bien la réalité du terrain, autant à l'école que dans le milieu privé. Puis aujourd'hui, tu viens nous parler du milieu privé. Mais c'est quoi les principales différences que tu vois entre le milieu privé, la pratique privée, puis le réseau public dans ton cas scolaire? [00:03:44] Speaker C: En fait, je pense que c'est au niveau peut-être de l'organisation. Donc l'organisation des services, l'organisation des différentes procédures qui est très établie dans les milieux publics. que ce soit en CIUSSS, en centre de service, il y a des procédures, il y a des façons de faire, c'est assez bien défini comment est-ce qu'on se rend à une clientèle, comment est-ce que ça s'en vient jusqu'à moi, pourquoi en psychotécation versus une autre discipline. Donc je trouve qu'il y a quelque chose de très structuré et établi. [00:04:22] Speaker A: Dans les mandats aussi, tu dirais? [00:04:23] Speaker C: Dans les mandats, exactement, aussi en milieu, que ce soit scolaire ou CIUSSS, au niveau des références qui nous sont amenées aussi, donc il y a vraiment quelque chose de très cadré, que ce soit aussi, par exemple, au niveau des n'importe quel formulaire ou un formulaire de consentement. Moi, je n'ai pas à me casser la tête, en milieu scolaire, le formulaire de consentements a été fait par L'avocat du centre de services. Il a été approuvé. Il y a une équipe qui s'est penchée là-dessus. Il y a une petite ligne qui change dans les besoins. J'ai même pas à me casser la tête par rapport à ça. Si on va par exemple en pratique privée, on est travailleur autonome. Donc, on a cette responsabilité-là professionnelle. d'être à l'affût, je pense, de tout le nouveau cadre de référence qui est sorti. Puis là, il y en a plusieurs qui ont sorti dans les dernières années en piscotication qui ont été, disons, revampées. Donc, d'être à la fut d'un peu tout ça. Qu'est-ce qui a changé? Est-ce qu'il y a une loi qui a changé? Est-ce qu au niveau de mon formulaire de consentement, je dois ajouter quelque chose? Donc c'est sûr qu'au niveau de la responsabilité, je pense que c'est une plus grande responsabilité individuelle parce qu'on est travailleurs autonomes, c'est nous-mêmes qui donnons le service et on veut être en règle. [00:05:48] Speaker A: d'administration, un petit peu du chapeau comptable. [00:05:52] Speaker C: Exact, c'est ça. Il y a comme beaucoup de chapeaux. [00:05:53] Speaker A: C'est pas juste psychoèdre. [00:05:55] Speaker C: Effectivement, c'est ça. Versus par exemple, quand on est en milieu institutionnel, dans des milieux publics, il y a un comité qui s'occupe, par exemple, un comité de psychoèdre, nous à notre centre de service, qui s'occupe d'analyser le nouveau guide de référence pour voir s'il y a eu des changements, c'est quoi les changements, tout ça. Par exemple, notre tenue de dossier, il y a un logiciel qui est fourni et voici le modèle qu'on prend. C'est comme si on a moins à se casser la tête peut-être en milieu public parce qu'il y a des différentes procédures, façons de faire qui sont établies. Comparativement à la pratique privée, quand on part à notre compte, on part à notre façon. C'est à nous de gérer un peu plus notre pratique. Par contre, ça amène ce côté qui est intéressant aussi, qui est au niveau de la liberté, la flexibilité professionnelle en milieu privé, de justement gérer notre pratique comme on le souhaite, évidemment en respect des... des règles en lien avec notre ordre professionnel, mais la flexibilité, la latitude est peut-être plus grande, même dans le choix aussi de notre clientèle, dans le choix des clients qu'on veut avoir, ou bien l'expertise qu'on veut développer. Il y a peut-être une plus grande liberté, une plus grande latitude. Ce qu'il y a aussi souvent, je crois que mes collègues psycho-aides en pratique privée trouvent, c'est qu'on est peut-être moins justement limité par certaines procédures administratives qu'on retrouve peut-être plus dans le réseau, qui des fois deviennent des irritants pour certains. Versus quand on est au privé, on gère notre pratique comme on le souhaite, dans le respect des critères évidemment déontologiques. [00:07:40] Speaker B: C'est sûr qu'au scolaire, par exemple, à l'école, il y a des balises. Après ça, le centre de service a des balises, la loi publique, avec les étapes, il y a plus de couches qu'au privé. [00:07:53] Speaker C: Exactement. Donc, je dirais que pour moi, dans mon expérience, je trouve les différences majeures entre les deux milieux. C'est sûr qu'on ne se cachera pas au niveau de la charge de cas au public. On le sait, quand même, la charge peut être grande. En pratique privée, on a un peu ce luxe-là de décider. Moi, par exemple, je ne veux pas faire plus de temps client par jour. Je ne veux pas travailler plus d'un tel nombre de journées. Donc, c'est flexible. On n'a pas une obligation de charge de cas nombre de clients à avoir par semaine, on n'est pas là-dedans. Donc, c'est vraiment nous qui gérons notre pratique comme on le souhaite. Au niveau de la latitude aussi dans notre façon de fonctionner, si par exemple j'ai envie de faire des sous-groupes de besoins, de me créer par exemple un accompagnement sur mesure en ligne, faire des conférences, le milieu privé nous permet cette diversité, peut-être professionnelle-là, qui est intéressante aussi à aller chercher. Quand on aime toucher un petit peu à tout, je pense que ça peut être intéressant de travailler en pratique privée pour ça. Quoique je n'exclus pas que c'est possible aussi en milieu scolaire ou dans les CIUSSS, mais peut-être que c'est ça, on est notre propre patron quand on est en pratique privée. Donc, il y a quelque chose d'intéressant dans ça, je pense, sur le plan professionnel, qu'on veut relever différents défis. [00:09:29] Speaker B: Puis, est-ce que c'est un petit peu ces avantages-là que tu tiens d'une amie qui t'a fait faire le saut vers la pratique privée ou il y a autre chose qui t'a amenée vers la pratique privée? [00:09:38] Speaker C: En fait moi, au départ, moi ça fait quand même plusieurs années que j'ai fait de la pratique privée à temps partiel en combinaison avec mon emploi en milieu scolaire. Puis au départ, quand je suis sortie de l'université, on dirait que j'avais ce sentiment de... un peu d'imposteur, de dire «je n'ai pas assez d'expérience, je ne peux pas aller charger aux gens quand je sors de l'école.» Ce qui m'a menée à démarrer la pratique privée, c'est que j'avais travaillé avec une collègue qui est partie de sa clinique d'orthophonie. Elle était orthophoniste à la base. Puis souvent, elle me disait qu'elle était freinée par certains comportements des enfants. Ça freinait elle-même ses interventions et son accompagnement qu'elle pouvait offrir aux parents et à l'enfant parce qu'il y avait différents défis. qui prenaient plus de place, disons, que les aspects langagiers, que ce soit au plan émotionnel, au plan de l'encadrement, le respect des consignes. Donc, elle avait comme une difficulté à aller plus loin avec ses clients. Donc, elle observait des défis, puis les parents aussi les observaient, elles nommaient ces défis-là. Et puis, elle avait de la difficulté à dire, bon, bien, on va vous envoyer, par exemple, au public, aller en liste d'attente. On sait, les listes d'attente sont très longues. Donc, c'est elle qui m'a sollicité à la base pour se dire, est-ce que tu prendrais par-ci, par-là quelques clients quand je vois que... Il y a des grands défis, les parents nomment des besoins. Puis dans mon secteur, moi où je suis, il y avait peu de professionnels en pratique privée, en psychotécation. Donc, de fil en aiguille, c'est comme ça que j'ai commencé à prendre par-ci, par-là des clients. Et là, éventuellement, le bouche à oreille a fait que j'avais de plus en plus de demandes. Donc, j'ai commencé ma pratique de cette façon-là auprès des familles en pratique privée. [00:11:32] Speaker B: Tu n'avais pas de clinique, tu allais chez tes clients. [00:11:35] Speaker C: Exactement. J'ai commencé de cette façon-là, au départ en me disant que ça ne vaut peut-être pas la peine de louer un local pour le nombre de clients que j'ai. Je vais me rendre à domicile, je vais aller dans le milieu de vie des clients. Et puis finalement, je suis tombée en amour avec cette façon de fonctionner-là, justement d'être dans le vécu des familles, des enfants, le chien qui me parle, les enfants, je le connais le chien, je joue avec moi aussi, je le flatte quand j'arrive, de voir aussi leur environnement, puis j'ai trouvé aussi qu'il y avait quelque chose dans la relation de proximité professionnelle qui se créait plus rapidement en étant dans le domicile, particulièrement avec les enfants. J'avais fait aussi des stages pendant ma maîtrise dans une clinique privée, mais on recevait vraiment les enfants en bureau. C'est une façon que plusieurs font et qui est très correcte, très efficace aussi. Mais moi, j'ai aimé le côté vécu avec l'enfant, qui est propre aussi à la psychéducation, notre terme qui s'appelle le vécu éducatif partagé. Je trouvais que cet échange-là avec les enfants, avec les familles, créait quelque chose de vraiment intéressant et permettait d'aller plus loin aussi dans ma relation avec les enfants. Donc, c'est pour cette raison que j'ai finalement continué de faire ce modèle-là. Quoique, c'est ça, il y a plusieurs modèles possibles si on veut travailler en psychotécation privée. Ça pourrait être aussi, pendant la pandémie, j'avais peut-être plus des rencontres par Teams ou Zoom, donc en visioconférence, qui étaient quelque chose de très possible aussi à faire. Il y a des gens qui ont maintenu eux leurs pratiques exclusivement en psychotécation par visioconférence, parce que ça répond aussi à un besoin de certaines personnes. Il y a en clinique, il y a plusieurs modèles qui existent, même quand on commence, si on veut, On veut, par exemple, travailler dans une clinique qui, eux, nous référence des clients, c'est quelque chose qui est possible de faire. Si on veut travailler vraiment plus comme travailleur autonome, indépendant, à notre compte, en trouvant nous-mêmes nos clients, c'est quelque chose qui est possible. Si on veut aller à la demi-salle, c'est comme si l'éventail de possibilités au privé est vraiment très large. Et moi, c'est ce que je trouve qui est super intéressant comme contexte. Donc, il y a plusieurs... Il y a vraiment plusieurs possibilités. Selon, je pense, chaque psychoticatrice, psychoticateur, selon le style de chacun des intervenants. [00:14:16] Speaker B: Ça représente bien la profession aussi. [00:14:17] Speaker C: Oui, tout à fait, exactement. [00:14:20] Speaker B: C'est bien versatile. On sait qu'il y a Il y a de plus en plus d'espace pour la pratique privée, je pense, en psychoéducation. C'est vraiment un modèle qui s'est popularisé dans les dernières années. Est-ce qu'il y a des moments où tu remets ton choix de faire le public et le privé en même temps, en doute, ou pour toi c'est vraiment un modèle qui fonctionne bien de combiner les deux? [00:14:45] Speaker C: Je dois avouer que chaque année, j'ai cette réflexion qui revient à dire, est-ce que je fais le saut à aller 100% au privé? En même temps, moi, je suis comblée par ce complément que je vis pour le moment. Je trouve que ça permet d'aller vraiment chercher le meilleur de chacun des milieux, puis de faire quelque chose, un emploi combiné qui pour ma part répond vraiment à mes besoins professionnels. Je trouve aussi que l'un et l'autre me permettent d'être meilleure dans chacun des volets. Donc de connaître, moi pour ma part c'est en milieu scolaire que je travaille, donc de connaître vraiment l'essence du milieu scolaire, les défis propres à celui-ci font en sorte que quand je suis en pratique privée, et que j'ai accompagné des familles, des enfants, que j'ai à me déplacer dans les milieux scolaires, ça me permet d'avoir vraiment le regard complémentaire, les deux côtés de la médaille. Et même chose, de travailler avec les familles et les enfants à la maison, bien, vient vraiment enrichir ma pratique en milieu scolaire, surtout au niveau de la collaboration avec les parents. Les besoins des parents, qu'est-ce que les parents ont besoin comme forme de soutien? Comment est-ce qu'on peut travailler avec l'école? Qu'est-ce que les parents souhaitent comme collaboration avec l'école, qu'est ce qui est facilitant? Donc c'est comme si l'un et l'autre me permet vraiment d'exploiter au maximum ma pratique. Donc pour ma part, je suis vraiment très comblée en faisant les deux. les deux volets dans mon travail. Même si chaque année, on dirait que j'ai la réflexion à me demander, est-ce que je fais le saut à 100 sur le public? Mais pour le moment, ça ne sera pas à court terme si ça se fait. [00:16:42] Speaker A: Puis t'as parlé tout à l'heure, justement, quand on est travailleur autonome, c'est que je comprends que tu es. On doit développer notre propre clientèle, etc., aller chercher nos clients. Puis t'as aussi mentionné ton ami qui était orthophoniste, qui t'a parfois référé des gens. Puis on se demandait comment on développe une clientèle quand on sort de l'université, quand on part un peu de zéro. Toi, t'as eu de l'aide de ton ami orthophoniste en partie. Mais comment ça se passe au niveau de la clientèle? Est-ce que c'est du bouche-oreille? Est-ce que c'est plus de la publicité, sachant qu'avec l'ordre, il y a vraiment des balises par rapport à ça? [00:17:19] Speaker C: Moi, dans mon contexte, ça a été beaucoup plus par bouche à oreille et on sous-estime parfois à quel point ça peut être fort comme effet. Donc, d'avoir des clients, c'est sûr qu'on ne peut pas, avec tous les aspects déontologiques, on ne peut pas suivre, par exemple, l'ami d'un client qui nous réfère ou bien le frère, la soeur. On est quand même limité à ce niveau-là. Mais quand même, ça a un effet, je trouve, puissant. C'est sûr qu, au niveau de simplement avoir une page professionnel sur Google. Moi, c'est de là, généralement, que les clients sont le plus actifs. C'est vraiment de là. C'est sûr que sur le site de l'Ondre aussi, on peut s'afficher comme étant en pratique privée. Maintenant, il y a Clic Santé aussi, sur laquelle on peut s'afficher. Il y a différentes plateformes aussi de tenue de dossier et de rendez-vous qui permettent ça. Donc, je sais qu'il y a cette recherche-là, parfois, qui est faite sur ces différentes plateformes-là. Il y a aussi, comme on se disait, si on sort de l'école, on est moins à l'aise d'aller, de tolérer le flou, de peut-être avoir moins de clients au début. Il y a beaucoup de cliniques qui, elles, dans le fond, peuvent nous référencer, vont se prendre une certaine cote sur le client qu'ils nous donnent, mais peuvent nous référer dans le fond des clients de cette façon-là. Donc, c'est sûr qu'effectivement, on est limité sur le plan du marketing puis de la publicité avec notre rôle. En même temps, je trouve que c'est correct aussi parce que justement, ça protège le public. Mais oui, donc ça peut être par bouche à oreille. C'est sûr qu'effectivement, d'être dans une clinique multi, donc par exemple, s'il y a des orthophonistes, des ergothérapeutes, d'autres professionnels, souvent une famille qui consulte pour, c'est rarement placé dans une case, quand on a un problème quelconque pour lequel on consulte, donc souvent ça peut permettre d'avoir peut-être une expertise complémentaire qui est référée par des collègues. Donc, petit à petit, je pense que les gens ont moyen de faire sa clientèle de cette façon-là. [00:19:36] Speaker A: Une fois que tu as ta clientèle, on se demande si ça se dessine, comment tu construis ton identité professionnelle. Tu as quand même une spécialité dans le sens que tu travailles principalement avec les enfants d'âge primaire. Est-ce qu'il y a certaines difficultés dans lesquelles tu te spécialises? Est-ce que, justement, tout dépend de ta spécialité. Des fois, il y a des clients que tu refuses. Est-ce que dans l'ordre, on peut refuser un client parce qu'on a l'impression que ce n'est pas nous la meilleure personne pour l'aider avant même de commencer le suivi? Je me demandais vraiment ton identité professionnelle versus Quand t'es dans un milieu scolaire où, selon moi, oui, il y a une partie de créer sa propre identité, mais t'as tout le temps ton bureau ou t'as à peu près des cas qui se ressemblent, toujours le même âge d'enfant qui se présente dans ton bureau, etc., la même équipe avec qui tu travailles. C'est comme, dans ma tête, plus facile, on dirait, de créer cette identité-là. Là, tu parlais de conférences, de normalement, comment tu fais ça pour... [00:20:44] Speaker C: Je pense qu'effectivement, quand on sort de l'école, on se sent un petit peu généraliste. On apprend un petit peu tout. Puis là, c'est difficile de dire, OK, bien là, je me sens que dans quoi je vais être spécialisée, pour quel type de client je peux prendre tout ça. Moi, je pense que d'aller avec son intérêt. Donc moi, par exemple, j'avais vraiment un intérêt à l'époque qui était plus au niveau de l'anxiété, puis qui a évolué au fil des années vers... les clientèles au niveau de l'attachement, des traumas complexes, les difficultés relationnelles, donc l'accompagnement des parents, par exemple, qui ont des difficultés relationnelle avec leur enfant, ou non, ou qui veulent seulement, dans le fond, optimiser leur relation. Moi, j'ai développé beaucoup au niveau de l''accompagnement parental. L'accompagnement des adultes, c'est vraiment quelque chose qui m'intéresse beaucoup parce que je crois beaucoup au fait que Les adultes sont des agents multiplicateurs, que ce soit dans les écoles, que ce soit dans les différents milieux, le parent avec son enfant. Donc, de travailler avec le parent, travailler avec l'adulte, l'amener à lui être capable de mieux comprendre les besoins de son enfant ou les besoins de l'enfant qui l'accompagne. Pour moi, ça a un effet vraiment beaucoup plus puissant que de travailler uniquement la difficulté avec l'enfant dans le bureau. Je ne dis pas que c'est mauvais de faire ça ou que ce n'est pas efficace, mais moi, pour moi, j'ai trouvé par l'expérience, par l'essai-erreur, par en essayant avec différentes clientèles, justement. Au début, je n'étais pas la professionnelle que je suis. Si j'ai des clients qui m'écoutent, qui était avec moi il y a plusieurs années, ils se disaient ça allait changer, ça allait évoluer, ça pratique effectivement, puis je pense que c'est correct que ça évolue aussi. Exact, parce qu'on devient à trouver un petit peu nous, dans quelle zone on est bien, c'est quoi notre intérêt, je pense qu'il faut vraiment se fier à ça. On devient meilleur quand on aime ce qu'on fait, puis moi je crois vraiment beaucoup à ça. donc de se spécialiser aussi tranquillement vers une clientèle qu'on préfère. Je pense que c'est de cette façon-là qu'on crée une identité, puis qu'on se démarque aussi, puis que peut-être que c'est ce qui fait qu'on a moins besoin aussi par la suite de faire de publicité, de marketing, on dirait que les gens viennent à nous, ressentent ça, viennent à nous naturellement. Puis, ça correspond, chaque profil de professionnel, de psychotiquatrice, psychoticateur, je pense, correspond à un type de client aussi. Moi, j'aime beaucoup, comme je vous disais, être dans le vécu de l'enfant, faire les choses, j'essaie de faire les choses différemment, donc d'accompagner, que ce soit à la maison. On le sait, en psychotication, on est formé pour Travailler un objectif spécifique, un objectif de plan d'intervention de façon rigoureuse. On a plein de moyens, notre structure d'ensemble qui permet de dire, OK, mais là, où est-ce que je vais mener mon activité? De quelle façon? Pendant quel temps? Donc, de tout préparer, planifier une activité, ça fait en sorte que moi, si j'ai un élève avec qui je travaille ou une famille, un enfant, qui a des difficultés, par exemple, dans ses interactions sociales, qui a un TSA, puis qu'au niveau des habiletés sociales, c'est difficile. Mais oui, ça peut se travailler dans le bureau. On peut enseigner certaines choses, certains concepts de base. Mais quoi de mieux que d'aller au parc pour travailler, socialiser, puis mettre en pratique ce qu'on a développé avec l'enfance, les bases. OK, vas-y, regarde, dis bonjour. Comment est-ce qu'on interagit avec quelqu'un? Donc moi, je trouve que c'est le côté de la psychotécration qui est peut-être pas suffisamment mis de l'avant et qui fait bâtir notre identité professionnelle. C'est d'être capable de planifier quelque chose de rigoureux, On ne fait pas n'importe quoi comme le vent nous pousse. On ne va pas aller au parc pour le fun. C'est ça, faire du n'importe quoi. Le regarder jouer, c'est pas ça. On est capable d'avoir une activité planifiée de façon rigoureuse, avec des critères, avec un objectif en tête, des critères d'évaluation. Donc moi, je trouve qu'on gagne à mettre de l'avant cette facette-là de notre identité en psychéducation, qui est d'être capable d'aller dans les différents milieux et de travailler au niveau de l'environnement. Puis ça, je trouve que c'est peut-être le côté qui n'est pas assez promu en psychotication, tout le volet environnemental. On a notre expertise et c'est là de dire, d'analyser dans le fond la jonction entre le potentiel adaptatif, le potentiel du client et en interaction dans son environnement. Souvent, on dirait qu'en soins, santé mentale, on va se concentrer beaucoup sur le client, les difficultés, ses défis à lui, ou bien, oui, ses forces, ses facteurs de protection. Mais on parle peu de qu'est-ce qui rend possible, c'est quoi les facteurs de protection qui viennent soutenir cet enfant-là dans son développement. Puis là, moi, je parle plus des enfants parce que c'est ma clientèle, mais à savoir que ça s'applique aux adultes aussi, en pratique privée également. Mais c'est ça. Donc, quelles conditions de l'environnement permettent de développer les capacités de l'élève, de l'enfant? Donc, souvent, justement, ça va être de travailler avec les familles. Donc, dans les pratiques parentales, la compréhension des besoins, la compréhension des déclencheurs d'une crise d'un enfant, la compréhension aussi des stades de développement de l'enfant. Est-ce que c'est normal à deux ans de faire une crise de bécune, de sensibiliser. Je trouve qu'il y a quelque chose de riche d'aller travailler avec les familles qui font partie de l'environnement de l'enfant et qui ont une influence directe sur son adaptation, son interaction. Et je trouve que ce spécifique-là devrait ressortir davantage encore dans notre profession, dans comment est-ce qu'on parle de la psychodécation. On n'a pas besoin de répliquer un modèle qui est peut-être le plus psychologique de bureau, d'interaction un pour un. Ça répond aux besoins de plusieurs personnes, mais il y a aussi autre chose pour répondre à d'autres besoins. Donc moi, c'est ce côté-là que j'essaie d'aller développer avec les clients, dans mon identité, c'est vraiment au cœur de ma pratique et de mes réflexions. Donc, je me suis comme vraiment éloignée. [00:27:18] Speaker B: Non, je trouve ça vraiment parce qu'effectivement, pour être nouvelle dans le monde de la psychoéducation, on a des idées préconçues de ce que c'est la pratique privée en psychoéducation. Que c'est un modèle qui peut ressembler à du bureau ou au scolaire. Je trouve que ta réponse, elle a super bien démontrer à quel point on a un inventaire de possibilités, puis on peut s'adapter autant, nous, à notre façon d'intervenir, autant que les besoins du client. Ça peut être, on peut aller au parc le mercredi soir, puis on peut aller pratiquer. Je trouve ça vraiment, vraiment intéressant. Est-ce que ça t'est arrivé souvent en pratique privée de refuser des clients parce que ça ne concordait pas avec ce que tu es habituée de faire ou ta vision? [00:28:10] Speaker C: Oui, ça peut m'arriver, surtout si ce n'est vraiment pas dans mon expertise. Je pense que c'est important de savoir reconnaître où notre compétence s'arrête, quel est l'éventail de notre compétence, puis notre champ d'expertise, et où celle-ci s'arrête. Donc oui, effectivement, moi que ce soit par exemple au niveau même de certains âges de clientèle, par exemple au niveau des adolescents, Bien, c'est sûr que oui, je vais refuser parce que je ne me considère pas experte pour accompagner des adolescents ou même des parents d'adolescents. Donc, pour moi, ce n'est pas une clientèle que j'accepte de prendre parce que je ne me sens pas suffisamment solide, suffisamment efficace et compétente avec cette clientèle-là. Il peut y avoir aussi certains enfants avec certaines Par exemple, au niveau de la déficience, au niveau du syndrome G de la tourette, pour moi, ce n'est vraiment pas mon expertise. Donc, ça m'est arrivé de simplement référer à d'autres collègues qui ont peut-être plus cette expertise-là ou qui s'affichent comme ayant cette expertise. Donc, moi, je ne suis pas gênée de le nommer, de le nommer aux parents, aux clients. Souvent, les gens apprécient qu'on soit capable de nommer et de dire Je pense que je peux aider pour beaucoup de choses. Je me considère quand même très compétente dans plusieurs domaines, mais celui-ci dépasse mon champ d'expertise. ou que ce soit même par rapport à... Parfois, je vais voir des parents qui sont peut-être plus dans une recherche de diagnostic, une approche différentielle de diagnostic. Donc, ce n'est pas l'approche en psychéducation, ce n'est pas notre champ d'expertise. Donc, de référer aussi vers un autre professionnel qui correspond davantage aux besoins du client. Pour le grand public, c'est très... Ça peut être très confondant de savoir c'est qui qui travaillent quoi, quels types de problématiques, c'est quoi la différence entre les différents rôles et professionnels. Donc moi, je n'ai pas besoin de référer à la bonne personne. [00:30:20] Speaker A: Vous allez chercher de l'aide, puis les professionnels vont rediriger vers... [00:30:23] Speaker C: Exactement. [00:30:24] Speaker A: On connaît justement, comme tu disais, sont où nos limites, puis sont où les expertises des autres professions aussi. [00:30:31] Speaker B: Développer sa clientèle, c'est une grande partie de la pratique privée comme on vient de le parler, mais il y a un autre volet super intéressant de la pratique privée qui est tout le côté entrepreneuriat aussi, c'est comment tu es venu à gérer, à développer la tarification, ton organisation, ton horaire. [00:30:48] Speaker C: Moi, j'ai commencé au tâton, je dirais. Je l'ai appris à la dure. Au début, je faisais mes reçus sur Microsoft Word, puis là, mon Dieu, c'était comme une gestion. Maintenant, je trouve que depuis les dernières années, ou peut-être que c'est moi qui ne les connaissais pas, ces plateformes-là, mais il y a de plus en plus de plateformes vraiment clés en main pour la tarification, pour la prise de rendez-vous, où on n'a pas beaucoup de gestion à faire. Moi, au début, J'en faisais beaucoup, les parents m'appelaient, je passais des fois une heure en pré-rencontre avec eux, juste pour cerner le besoin, savoir est-ce que c'est en lien avec mon expertise, de quelle façon ils voient ça, la psychoducation, expliquer ce que c'est la psychoducation, ce que ce n'est pas. Depuis les dernières années, je trouve quand même qu'il y a eu une évolution dans la compréhension peut-être du grand public du travail en psychosécration. Il y a eu, c'est ça, beaucoup de plateformes qui sont venues simplifier cette gestion-là de prise de rendez-vous, de tarification. Donc, heureusement... [00:31:57] Speaker A: Ce serait un de tes conseils de promenade. [00:31:58] Speaker C: Oui, d'aller avec une plateforme, vraiment. [00:32:00] Speaker B: Rapidement, ça peut devenir des heures de plus dans un horaire. [00:32:04] Speaker A: on s'en sort, l'expression overwhelming. [00:32:07] Speaker C: Oui, vraiment. Puis, moi en tout cas, souvent quand on va dans un domaine en relation d'aide, ce n'est pas nécessairement le côté administratif qui nous intéresse. [00:32:16] Speaker B: Non, clairement pas. [00:32:20] Speaker C: Moi, je pense que d'aller vers une plateforme qui est assez friendly et qui permet de gérer un peu tout ça à la fois. Gérer la tenue de dossier aussi parce que c'est sûr qu'après une rencontre, il y a toujours l'aspect de tenue dossier, les notes évolutives. C'est sûr qu'il ne faut pas oublier qu'on travaille, comme on le disait, de façon très professionnelle, avec des objectifs, avec une analyse rigoureuse. Donc, vient à ça un plan d'intervention détaillé, une préévaluation qui est assez détaillée également. Donc, c'est sûr que ça nécessite des heures. C'est des heures de travail qui sont, quand on débute un suivi, quand on débute une prise de mandat. Donc, ce n'est pas à sous-estimer dans le travail. L'heure qu'on passe avec le client, il y a plusieurs autres heures derrière ça. De toutes autres tâches connexes, exactement. C'est sûr que quand on est dans une clinique, par exemple, il y a différents modèles, comme je disais, qui permettent de travailler. Par exemple, dans une clinique où il y a une secrétaire ou une agente administrative qui est là et qui s'occupe de la prise de rendez-vous, de la tarification. Donc, il y a aussi ces options-là qui sont possibles maintenant. Si on veut démarrer, peut-être se tremper un petit peu l'orteil dans la pratique privée et qu'on pense que tout ça est peut-être envahissant pour nous. Donc, tu sais, il y a différents modèles maintenant, je trouve, qui existent, qui permettent vraiment cette flexibilité-là. Puis, de commencer pas à pas. Puis, je dirais d'avoir une bonne comptable aussi. Ça nous permet, parce que la gestion des dépenses, il y a beaucoup de choses, c'est ça, du niveau, c'est pas une entreprise, mais c'est une gestion un peu entrepreneuriale quand on débute du départ. [00:34:17] Speaker B: Justement, est-ce que tu trouves que tu as trouvé un équilibre dans ta tarification entre accessibilité et viabilité pour toi aussi? [00:34:27] Speaker C: Moi, je ne suis pas la meilleure personne pour donner des conseils là-dessus. C'est toujours pour moi un tiraillement de vouloir offrir des services accessibles aux gens qui sont dans le besoin, qui attendent depuis longtemps des services qu'ils n'en ont pas. et aussi à rendre, dans le fond, à être payé pour le temps qui est investi. Parce qu'effectivement, si on regarde une tarification à l'heure, ça peut sembler, mon Dieu, être super payant de partir au privé, mais ce qu'on ne sait pas, c'est que tout avant la planification de l'intervention, se remettre dans ses notes, lire son dossier, rédiger son plan d'intervention, faire son analyse, son évaluation pré-intervention. Suite à ça aussi, notre évaluation poste de notre intervention, donc vraiment avoir notre tenue de dossier, notre analyse clinique, nos hypothèses cliniques, qui sont en constante, qui sont toujours constamment dans notre tête. [00:35:28] Speaker A: Pour une heure payée par le client, on parle de nombreuses heures. [00:35:32] Speaker C: On peut avoir un trois heures qui est facilement derrière si en plus on se déplace à domicile ou on gère notre clinique. Donc, il y a beaucoup d'autres tâches connexes qu'on ne voit pas nécessairement quand on est avec un client, mais auxquelles il faut réfléchir parce qu'on a tous le besoin de travailler, d'avoir un salaire. Mais oui, je trouve que c'est une ligne qui est difficile entre vouloir être accessible, vouloir être là pour les clients, mais aussi être payé à notre juste valeur et à ce qu'on a besoin. C'est sûr aussi, l'ordre en régie quand même, ne nous dit pas le salaire horreur à charger, mais quand même, on ne peut pas non plus être dépassé excessivement les montants qui sont généralement prescrits. Donc, c'est ça. Il y a beaucoup d'aspects qui sont à prendre en compte par rapport à la tarification et je suis toujours dans cette recherche d'équilibre entre, c'est ça, faire valoir, donner des services, mais aussi mesurer le temps travaillé réalistement. [00:36:45] Speaker A: On sait que tu es sur les réseaux sociaux, puis on se demandait quel rôle ça joue dans ta pratique privée d'être sur les réseaux sociaux. Puis moi j'avais une question, sachant que t'es au scolaire et que t'as pas un nom d'artiste au scolaire, on connaît ton nom, les parents peuvent trouver ton Instagram et tout, comment tu gères ça? Est-ce que t'as déjà eu? des soucis par rapport à ça, mais OK, je m'éloigne. Ma première question, c'est vraiment, c'est quoi le rôle que jouent les réseaux sociaux dans ta pratique? Je me suis emballée. [00:37:21] Speaker C: Je dirais que pour ma part, les réseaux sociaux permettent justement, je crois, de définir un peu la psychoticatrice que je suis et le type d'accompagnement que je vais avoir avec les familles. Donc, justement, au niveau de mon identité professionnelle de psychoticatrice, je crois qu'elle permet d'aller démontrer. Parce que maintenant, je crois que les réseaux sociaux, les gens avant allaient fouiller sur les sites internet. Je pense que maintenant, les gens vont sur Instagram, Facebook, voir les C'est comme leur avant-goût de c'est quoi ta personnalité, etc. Ouais, exactement. Donc, pour ma part, c'est sûr que quand on consulte mes publications sur les réseaux sociaux, on voit vite que ma posture va être beaucoup dans un accompagnement réflexif des besoins de l'enfant, des stades développementaux aussi de l'enfant, de qu'est-ce qui se cache derrière le comportement, comment est-ce qu'on peut intervenir différemment, répondre à ces besoins-là. Donc, c'est sûr que les parents, généralement, j'imagine, qui se réfèrent à moi après avoir consulté mes réseaux sociaux, savent qu'on va travailler ensemble pour leur enfant. Ce ne sera pas une rencontre exclusivement d'une heure avec leur enfant auquel je vais régler les problèmes, puis l'enfant va sortir, merci, bonsoir. Ils comprennent, je crois, en lisant mes réseaux sociaux qu'on va surtout travailler ensemble à comprendre comment leur enfant se définit, vit ses besoins, où il est rendu dans son développement, comment est-ce qu'on peut répondre mieux à ses besoins. Donc, je crois que ça permet pour les clients de voir est-ce que cette professionnelle-là est en lien avec mes besoins, en lien avec mes valeurs. Comme je disais, il y a tellement de... Il y a tellement de diversité dans le travail de psychotication que je pense que chaque personne peut trouver selon ses besoins le type de professionnel qui lui correspond. Donc moi, pour moi, j'ai l'impression et je vois mon rôle sur les réseaux sociaux beaucoup plus de cette façon-là par rapport à la clientèle. Pour moi, ce n'est pas une façon de faire de la publicité ou d'attirer des clients. Malgré que j'ai quand même plusieurs abonnés depuis les dernières années, Je n'ai pas l'impression que les gens sont venus vers moi parce qu'ils étaient abonnés à ma page Instagram, par exemple. [00:39:47] Speaker A: Pour toi, c'est vraiment comme si c'était un site web dans les années... Ouais, ouais. [00:39:52] Speaker C: Moi, je le vois de... Exact. Moi, je le vois de cette façon-là, puis je le fais de cette façon-là. Puis pour moi, ma page, par exemple, de Psychoticatrice, surtout sur Instagram, Je le fais avec comme j'ai envie. Ça fait cliché à dire, mais honnêtement, je n'ai pas de... Tu sais, il y a des gens, des fois, qui me disent, «Ah, est-ce que dans ta ligne éditoriale...» C'est pas ça, moi, de ligne éditoriale, là. Moi, je publie quand j'ai envie, puis je publie sur un sujet qui me tente. Puis souvent, inspirée de mon quotidien, que ce soit à l'école, que ce soit avec les familles, ça me donne une idée. Puis je me dis, ah oui, ça, c'est vrai que ça pourrait être un sujet qui parle aux gens, qui parle aux parents. Donc pour moi, je l'utilise de cette façon-là. Je sais qu'il y a d'autres, moi je parle de mon expérience personnelle, professionnelle. Il y a d'autres façons de le voir aussi. Mais comme de toute façon, on est limité sur les réseaux sociaux, dans notre façon de faire de la publicité, de marketing, pour moi, ce n'est pas un outil marketing. [00:40:54] Speaker A: On parle selon les lignes directrices de l'ordre professionnel qui régit la pratique de psycho-health. [00:41:00] Speaker C: Exactement. Donc, on ne peut pas faire de sollicitation directe, faire de publication, faire de «je vous offre trois séances pour le prix d'un». C'est pas comme ça qu'on fonctionne. J'aime aussi l'aspect préventif que je souhaite. Si j'ai un souhait sur les réseaux sociaux, c'est d'être une façon de faire de la prévention, amener la réflexion chez les parents. Les parents sont de plus en plus qui consomment de plus en plus d'ouvrages, que ce soit en lien avec le développement de l'enfant, font beaucoup de lectures, font beaucoup de recherches, veulent vraiment développer leur expertise pour accompagner leur enfant. Donc, j'essaie d'être une de ces personnes-là qui rend accessible l'information pour les parents parce que je crois beaucoup au fait d'être dans la prévention puis d'amener la réflexion. Je ne partagerai pas des conseils tout crus. [00:42:01] Speaker B: Essaye avec ton enfant. [00:42:02] Speaker C: Exactement. On ne sera pas là-dedans. On va être plus à peut-être, c'est ça. Challenger les idées, amener des réflexions, faire en sorte que le parent se sent compris, puis vu, puis entendu dans ses besoins avec son enfant. Donc, j'essaie d'être vraiment plus dans cette approche-là. Puis, j'ai eu du plaisir à partager sur les réseaux sociaux. Donc, c'est vraiment ce qui guide ma pratique. Ce n'est pas, pour moi, une façon de faire de la publicité. Tant mieux si ça en fait par le fait même. Et ça apporte différentes opportunités. Mais ce n'est pas ma façon de... [00:42:34] Speaker A: Puis, j'imagine que... Tu sais, j'ai déjà vu ta page. C'est beaucoup à ta couleur, ça te ressemble. Tu n'as jamais dû avoir réellement des problèmes ou des... Comment dire, je n'ai pas les mots, mais sachant que tu n'es pas que au privé, que tu es aussi au scolaire, puis on s'entend, il n'y a pas toutes les psycho-aides scolaires qui ont un compte Instagram accessible. Là, on s'entend, on parle d'un compte Instagram professionnel. Il n'y a que des trucs liés à la psycho-éducation. Ce n'est pas une photo de toi en voyage. Est-ce que tu as déjà eu des de retour des parents de l'école ou des jeunes de l'école, vu que c'est si bienveillant ta page, puis que ça passe un peu... [00:43:13] Speaker C: En fait, moi, j'ai jamais eu de retour, soit de parents ou de... J'ai des collègues, des fois, qui me disaient ça, j'ai vu ce que t'as mis, qui m'empêchent, mais j'ai toujours le... Cette ligne directrice-là aussi, quand je publie, de m'assurer, parce qu'effectivement, je conjugue les deux milieux, puis de toute façon, je ne pourrais pas partager, ça va être des conseils généraux, ça va être des réflexions, mais on n'est pas en lien. Il n'y a pas personne qui pourrait dire, mon Dieu, mon enfant fait une crise aujourd'hui à l'école, puis la psycho-aide l'a publié sur les réseaux sociaux. On est loin de ça. [00:43:49] Speaker A: Par la nature de ta page, ça reste bienveillant. Même si un parent de l'école voyait ça, je serais très content d'avoir vu ça. Il n'y aurait pas de soucis. [00:44:00] Speaker C: Exactement. Ma ligne directrice, c'est toujours de me dire si le président de l'Ordre vient regarder ma page, si un parent de l'école regarde ma page, si mon employeur, ma direction, regarde ma page, Est-ce que ça pourrait me causer ou leur causer préjudice? Donc, je publie vraiment dans ce sens-là. Ma page professionnelle Instagram est surtout dirigée un petit peu plus vers les parents. Donc, c'est sûr que des fois, c'est un petit peu moins en lien avec ce qui se passe en scolaire. Mais non, je n'ai jamais eu de retour. Puis, je suis quand même assez discrète aussi sur mes réseaux sociaux. Moi, ça va être plus des publications avec un fond blanc, un fond de couleur, mais je mets peu de... On dirait que je suis moins... Mais ça, c'est dans ma personnalité aussi. Je suis moins à l'aise de publier des photos de moi ou de ma famille. Donc, je peux mettre des photos de mon chien à l'occasion, en story. Ça, ça passe toujours. Ça, c'est général. On est correct. Tu rentres pas dans les aspects personnels. Fais vraiment attention. [00:45:05] Speaker B: Mais justement, est-ce qu'il y a des dérives ou des tendances qui te préoccupent un peu, soit des réseaux sociaux avec notre corps professionnel, des choses que tu vois... [00:45:19] Speaker C: Pour ma part, je ne serais pas avec les professionnels membres de notre ordre. Par contre, je trouve qu'avec l'accessibilité maintenant de l'intelligence artificielle, un peu tout le monde peut devenir expert de n'importe quoi. Donc, un peu tout le monde peut publier sur des conseils sur la parentalité, sur la santé mentale. le sujet qui intéresse. Et je trouve que je vois de plus en plus de publications génériques, on dirait créées par l'IA, qui positionnent une expertise que la personne n'a peut-être pas nécessairement. Et ça, c'est quelque chose qui me préoccupe de plus en plus. Puis moi, pour moi, c'est pour ça aussi que c'est important de vraiment, sur ma page professionnelle, mentionner mon titre professionnel de psychoticatrice, membre d'un ordre, avec un bac, une maîtrise en psychotication. Même d'aller dans la théorie peut-être un peu plus, c'est vrai que bon, peut-être que des fois ça peut être... Ce n'est pas ce qui attire les gens. Je n'ai pas 75 likes sur une publication qui est très théorique. Par contre, pour moi, c'est important de démontrer le côté théorique et professionnel de la psychoducation. Ça fait partie pour moi de l'identité professionnelle en psychoducation, même si je ne le faisais pas toujours avant. Maintenant, j'essaie vraiment de le faire de plus en plus, de mettre les références scientifiques sur lesquelles j'appuie mes publications, que j'ai consulté pour faire ma publication, parce que je trouve important, à l'ère de l'intelligence artificielle, des réseaux sociaux, de la désinformation, parfois de la sur-vulgarisation, je trouve important de savoir ce qui est appuyé réellement, ce qui a été recherché, et de promouvoir que la psychotécation s'appuie sur des cadres théoriques solides. qu'il y a une recherche qui est derrière, qu'on ne sort pas ça de nulle part, ou de nous ce qu'on pense, ou ce n'est pas l'IA qui a sorti la publication. Donc moi, je trouve que le risque de dérive, on dirait que souvent ça me fait un petit peu friser le poil sur les bras de voir des gens qui se positionnent un peu plus en expert, C'est que les experts, comme [00:47:31] Speaker A: tu dis, comme toi, quand tu fais ta publication, tu travailles derrière, c'est probablement au moins une heure de recherche pour avoir tes références. Tu fais attention à ce que tu publies. Comme tu dis, tes conseils, entre guillemets, sont généraux parce que tu n'as pas de jugement clinique sur les gens qui ont vu ta publication. [00:47:52] Speaker C: Tu ne peux pas leur parler. [00:47:53] Speaker A: Tu ne sais pas c'est qui qui voit ça versus quelqu'un qui n'a pas ce devoir-là, ce déonorme-là, qui, justement, publie pour faire réagir, publie pour donner des réponses, même si les réponses n'ont aucun sens, peu importe. C'est sûr, ça accroche, je sais, de quel type de publication tu parles. Ça peut accrocher, justement, attirer l'attention, avoir 25 000 likes. Puis finalement, t'es comme, j'espère qu'il y a pas tout le monde qui a vu ça, qui a liké, qui a cru. [00:48:23] Speaker C: Exactement. Oui, exact. [00:48:24] Speaker B: J'ai l'impression que ça va être un défi pour les professeurs en relations d'aide de démarquer, j'ai envie de dire, quasiment, de ces publications-là d'un petit peu plus sensationnelles, d'un petit peu plus... Oui, parce [00:48:39] Speaker A: qu'on peut pas être sensationnel. [00:48:40] Speaker C: Exactement. C'est ça. D'un chapeau. C'est ça, et il n'y a pas de fait. Si on avait une recette secrète, on la dirait à tout le monde. On ne serait pas 5 heures d'univers. Exactement, c'est ça. Elle n'existe pas. Je trouve que c'est ça le défi actuel. L'autre défi aussi que je vois avec je dirais dans les dernières années par rapport aux professionnels sur les réseaux sociaux et aux non-professionnels sur les réseaux sociaux, c'est que je trouve qu'on a accès maintenant à une mort d'informations. Puis des informations parfois qui vont dans tous les sens. Ou parfois de la surinformation. Moi je vois depuis les dernières années les parents qui me consultent, qui connaissent plein de concepts que ils ont lus. Exactement, elles arrivent surinformées, puis là, OK, mais là, tout à coup, que? J'ai essayé ça, puis pourtant, je ne comprends pas, ça ne fonctionne pas. Je vois les gens qui arrivent avec beaucoup de concepts, beaucoup plus poussés, et qui, au final, moi, je suis toujours, depuis les dernières années, je suis tiraillée dans cette... Est-ce que je donne de l'information, mais est-ce que ça devient trop pour les parents? Est-ce qu'à un moment donné, d'avoir trop accès à cette information-là. [00:49:59] Speaker A: Parce que tu veux donner l'information pour qu'ils comprennent d'où ça vient, pourquoi on fait ça, etc. Mais après, tu veux pas non plus les submerger d'informations. [00:50:08] Speaker C: Parce que j'ai beaucoup aimé le mot [00:50:09] Speaker A: que tu as utilisé. Tantôt, tu te disais, moi, j'accompagne mes parents, puis c'est ça que je vois la grosse différence entre je lis une publication sur Instagram pour m'informer, j'ai eu de l'information, mais après ça, comment je la mets en place dans ma vie, comment je la mets en place avec la nature, le tempérament de mon enfant, l'environnement qu'on a, etc., qui est probablement différent de la personne qui a écrit la publication. Toi, t'es vraiment là pour les accompagner, pour mettre les informations en pratique, pour leur montrer comment ça s'applique à leur vie et à leur enfant. [00:50:40] Speaker C: Exactement, c'est ça. Des fois, une même recommandation ne sera pas applicable pour tel enfant parce que selon lui, c'est besoin de son profil clinique, l'analyse, qu'on en fait, son environnement. C'est ça la recommandation générale qui aura été donnée ou lue sur Instagram. dans le contexte présent, c'est pas celle que je vais faire pour le parent, pour l'enfant. Donc, je trouve parfois qu'on crée, c'est ça peut-être, une surabondance d'informations et ça a un effet plus stressant et anxiogène qu'autre chose chez les parents. Donc moi, dans les dernières années, je suis un peu tiraillée à me dire, bon, est-ce que je m'en viens parler de... de l'importance du lien d'attachement. Les parents le savent que c'est important, mais est-ce qu'en parlant des effets protecteurs du lien d'attachement, je ne vais pas venir stresser les parents à avoir un lien d'attachement parfait, puis amener une performance dans leur parentalité. Donc, je trouve qu'il y a aussi ce risque-là de glisser qu'on voit de plus en plus que je ne voyais pas. Par exemple, il y a cinq ans, j'ai commencé ma page dans la pandémie pour essayer d'outiller un petit peu les parents. En vrai, je voyais moins ça dans les dernières années. Je trouve qu'on a une surabondance d'informations qui peut être juste une marée anxiogène plus qu'autre chose. [00:52:06] Speaker A: Absolument. [00:52:08] Speaker B: On arrive déjà à notre dernière question, Jennifer. C'est déjà la fin. On aimerait savoir, qu'est-ce que la pratique privée t'a permis comme psychodicatrice, que tu trouves qui est vraiment significatif à ta vie personnelle, professionnelle, d'avoir la pratique privée comme corde à ton arc? [00:52:36] Speaker C: C'est une bonne question. Je dirais d'abord, c'est ça que pour moi, la pratique privée vient répondre à un grand besoin de créativité. Je trouve que ça nous permet d'être créatifs dans nos interventions avec les enfants. Comme je disais, l'exemple d'aller à un tournoi de soccer, l'enfant, c'est un endroit où il vit un défi. d'aller observer dans ce contexte-là, de l'accompagner dans ce contexte, d'aller au parc, d'aller chez les gens, dans les familles. Ça, pour moi, ça vient répondre à un grand besoin de créativité, de comment est-ce qu'on peut amener L'objectif, faire travailler l'objectif de notre plan d'intervention, de ce qu'on veut travailler avec l'enfant, avec la famille, mais d'une autre façon, autrement. Je trouve que la pratique privée permet vraiment cette latitude-là, puis cette ouverture-là aussi. C'est sûr qu'il y a des, comme je disais, ça dépend des gens qui viennent vers nous, le style qu'ils souhaitent, mais je trouve qu'il y belle latitude où on peut vraiment exploiter notre créativité, où on peut faire différentes choses aussi. Moi, j'aime pouvoir toucher un petit peu à tout. Pour moi, être cinq jours dans un même milieu à faire la même chose, pour moi, c'est quelque chose, en tout cas actuellement, qui répond moins à mes besoins. Donc, je trouve que la pratique privée permet de venir chercher cet équilibre-là. Une belle balance. On n'en a pas parlé, mais dans la pratique privée, il y a aussi différents... On pense beaucoup, par exemple, à l'accompagnement parental ou à l'accompagnement d'individus en un pour un, accompagner les enfants un pour un, mais il y a aussi tout l'aspect d'accompagnements de groupe. qui est de plus en plus, je trouve que ça aussi, c'est de plus en plus mis de l'avant, donc d'accompagner des parents qui vivent le même genre de difficultés ou des enfants qui ont le même type de problématiques, de travailler en groupe, que ce soit par Zoom, que ce soit en conférence, en accompagnement plus personnalisé. des sous-groupes de besoins d'enfants, donc qui permettent vraiment justement, je pense entre autres aux habiletés sociales ou même à travailler l'anxiété avec d'autres personnes. Je trouve que quelque chose de vraiment riche et intéressant à essayer des modèles différents. Donc je trouve qu'en psychéducation particulière, particulièrement au privé, on a cette latitude de pouvoir vraiment expérimenter ce qu'on a envie. Moi, je vois de plus en plus, j'avais vu au congrès de l'Ordre à l'automne, un groupe d'étudiants qui, eux, travaillent vraiment leurs objectifs de plan d'intervention au travers des arts. Donc, comme je disais, on n'est pas dans je fais n'importe quoi, puis tu viens jouer de la guitare. Mais vraiment, il y a un objectif spécifique derrière la danse. Je vois beaucoup aussi les marches en nature qui deviennent de plus en plus populaires pour accompagner les gens. Donc, je trouve que nos moyens de mise en interaction sont tellement diversifiés et différents. Et je trouve qu'en plus que ça, On dirait qu'on a cette... je ne sais pas si les gens vont en psychéducation pour ça, mais on a ce côté de créativité qui moi m'impressionne chez mes collègues, de faire différemment, de sortir du cadre, sortir du moule habituel, du... peut-être du un pour un auquel on est habitué. Et je trouve que ça, ça vient répondre à moi, mes besoins comme professionnel, mais aussi aux besoins d'une population qui est moins à l'aise avec le contexte de bureau, qui n'a pas envie de consulter, qui est peut-être un petit peu plus frileux à aller dans des contextes plus conventionnels. Donc, je trouve que ça permet vraiment d'aller explorer au niveau de la créativité Puis cette latitude, cette liberté professionnelle-là, que moi le côté de la pratique privée m'apporte vraiment beaucoup. Et ça permet de penser à d'autres façons de faire, des conférences. C'est ça, de l'accompagnement différent, de l'accompagnement aussi professionnel, on en parle un petit peu moins, mais par exemple l'accompagner, moi j'ai eu en rôle conseil exactement, donc parfois d'autres types de professionnels, des éducatrices spécialisées qui viennent pour avoir un coaching. accompagner des collègues aussi, faire de la supervision clinique en psychoéducation. Donc, c'est comme si le côté de la pratique autonome permet un peu tout ça, vraiment selon nos intérêts. Donc, je trouve que ça vient vraiment chercher ce côté-là qui, moi, m'allume beaucoup en psychoéducation. [00:57:26] Speaker B: Et probablement beaucoup d'autres futurs psychoéducateurs. [00:57:31] Speaker C: Je le souhaite vraiment. [00:57:34] Speaker A: Mais c'est tout pour nous. Merci beaucoup, Jennifer, de ta participation au balado. C'était vraiment intéressant comme discussion. [00:57:39] Speaker C: Ça me fait plaisir. Merci pour l'invitation et au plaisir de se revoir dans un autre contexte.

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