Épisode 2 : La psychoéducation en milieu scolaire

Episode 2 • September 27, 2026 • 00:59:37
Épisode 2 :  La psychoéducation en milieu scolaire
Co-construire la psychoéducation
Épisode 2 : La psychoéducation en milieu scolaire

Sep 27 2026 | 00:59:37

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Show Notes

On vous présente aujourd’hui Catherine Rouleau, une psychoéducatrice passionnée qui a œuvré dans plusieurs milieux du réseau public, de la protection de la jeunesse, au CLSC, jusqu’à son rôle actuel en milieu scolaire, où elle accompagne les élèves du primaire depuis quelques années. Son parcours riche et varié témoigne d’une professionnelle qui incarne profondément les valeurs de la psychoéducation et qui les fait vivre chaque jour dans son milieu. Une invitée dynamique, engagée et authentique que vous aurez grand plaisir à découvrir.

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Episode Transcript

[00:00:03] Speaker A: Salut, c'est Florence et Marjolaine. Bienvenue à Co-construire la psychoéducation, le balado qui vise à démystifier la psychoéducation et à mieux comprendre cette profession. À chaque épisode, des psychoéducateurs et psychoéducatrices viennent partager leurs expériences, leurs réalités et leurs réflexions autour de différentes clientèles et thématiques. Ensemble, on explore, on clarifie et on fait rayonner la psychoéducation. [00:00:27] Speaker B: Aujourd'hui, nous avons reçu Catherine Rouleau, psychoticatrice qui a oeuvré dans le réseau principalement CLSC, DPJ et qui est désormais installée dans le milieu scolaire, plus précisément aux primaires. Bon épisode! Bonjour, Catherine. Merci tellement d'être avec nous aujourd'hui. C'est vraiment un épisode qu'on avait hâte de faire parce que quand on parle de psychoéducation, très souvent, Florence et moi, on s'est dit, le scolaire, la famille scolaire, c'est un lien que notre entourage fait rapidement. Je suis contente qu'on va pouvoir démystifier ce que c'est la psychoéducation au scolaire et les gens vont bien comprendre la profession dans le milieu scolaire. On est vraiment, vraiment contentes de t'avoir avec nous aujourd'hui. [00:01:21] Speaker C: un peu frébrile, mais je trouve tellement que, justement, la profession de psychoducateur, ça semble être si connu, on associe en effet, juste par son nom, en éducation, c'est la psychoducation à l'éducation, mais en soi, c'est tellement vaste, c'est tellement flou, c'est vraiment un milieu qui est unique. Fait que j'ai vraiment hâte d'en discuter plus avec vous. [00:01:49] Speaker B: On commence tous nos épisodes avec une question super large. On ne te donne pas de piste et on veut que tout le monde réponde différemment. Tu l'interprètes comme tu veux. Pourquoi la psychoéducation? [00:02:02] Speaker C: Bien, je vais y aller vraiment simple. Moi, j'ai toujours travaillé avec les enfants depuis l'âge de 12 ans. Ça a toujours été ma clientèle chouchou. Je suis attirée par les enfants. J'aime les côtoyer, j'aime être avec eux. Puis, dans mes premiers milieux de travail, je travaillais en compte jour, où j'ai côtoyé des enfants avec divers diagnostic. En fait, initialement, j'étais animatrice. Puis rapidement, j'ai voulu être accompagnatrice d'enfants avec des diagnostics. Puis j'ai pu côtoyer vraiment tant des enfants avec un TDAH, mais troubles d'opposition, TSA, puis j'ai même... accompagner un élève avec une déficience intellectuelle moyenne. J'ai vraiment trippé à côtoyer toutes ces clientèles-là. C'est vraiment cette expérience-là qui m'a donné envie de continuer à être en contact avec des enfants avec des diagnostics. Puis ce que j'aimais beaucoup de la psychoéducation, c'était de pouvoir m'impliquer plus en individuel avec l'enfant, parce que je me suis questionnée, est-ce que je m'en vais enseigner en tant que classe d'adaptation, qui était aussi une tangente que je pense que j'aurais beaucoup aimé. [00:03:19] Speaker B: C'est une possibilité. [00:03:20] Speaker C: Une possibilité que je me questionnais, mais ce que j'aimais, c'était vraiment pouvoir prendre le temps de connaître l'enfant, prendre le temps de vraiment d'investir dans la relation et dans tout ce qui entoure cette relation-là. C'est vraiment ça qui m'a donné le goût, premièrement d'être psychoéducatrice, puis ensuite qui m'a donné le goût de revenir dans le milieu scolaire et de revenir un peu à mes premiers amours d'intervention. [00:03:47] Speaker A: Super, bien tu es super bien réponsable. On va commencer avec le rôle de la psychoéducation dans les écoles. Puis là, il y a plein de professionnels dans les écoles, orthophonistes, TES, psychologues, psychoéducateurs, etc. Et ça peut être, comme tu l'as dit au début, un petit peu flou. Tout le monde sait qu'il y en a dans les écoles des psychoéducateurs, psychoéducatrices, mais après, c'est quoi leur rôle précisément versus tous leurs collègues? Donc, nous, on aimerait ça que tu nous définisses pour toi, c'est quoi la psychoéducation en milieu scolaire versus, disons, un TES ou une psychologue, ceux que, selon moi, on mélange le plus. Est-ce que tu pourrais nous expliquer ça? [00:04:31] Speaker C: D'un langage un peu plus psychoéducatif, on est des spécialistes de l'adaptation. Plus concrètement, les enfants en milieu scolaire, ce qu'on s'attend d'eux, c'est qu'ils soient capables d'apprendre, qu'ils soient capables de socialiser. Dans le cas où un enfant n'est pas disponible aux apprentissages ou n'est pas disponible à entrer en relation adéquatement avec des élèves, avec les adultes aussi, parce que des fois, la relation un peu plus d'autorité accroche pour certains enfants. Nous, on vient s'assurer d'aider l'enfant et d'aider le milieu à s'adapter aux besoins de l'enfant pour que cet enfant-là arrive à, du moins, être un peu plus adapté ou un peu plus équilibré dans le milieu scolaire. Donc, concrètement, par rapport aux... je vais faire un comparatif avec les TES, c'est sûr que les TES sont beaucoup plus dans le concret, dans le terrain. Ils vont accompagner l'enfant tous les jours, ils vont appliquer les interventions. Par exemple, un enfant aurait besoin de pause parce que lui, ça l'aide à être plus disponible à la période, mais c'est beaucoup l'éducateur spécialisé ou l'éducatrice spécialisée qui va aller chercher l'enfant directement en classe ou l'accueillir pour qu'il prenne sa pause. Parfois, ils vont l'accompagner même en classe pour «Dans cette tâche-là, on sait que c'est plus difficile pour toi, on va t'aider». Nous, je ne ferai pas nécessairement toujours cet accompagnement-là. Les psychoticateurs, on n'a pas... Parfois, en fait, on n'en a pas nécessairement le temps, mais moi, ce qu'on va apporter, c'est ce regard-là. Pourquoi cet enfant-là a besoin d'une pause? Pourquoi c'est utile pour lui? Parce que des fois, c'est facile de mettre en place des stratégies pour mettre en place des stratégies, mais il faut comprendre pourquoi on la met en place. C'est là où on va apporter vraiment ce regard-là, les psychoticateurs, toute la compréhension de cet enfant-là, il présente telle manifestation, pourquoi il la présente, qu'est-ce qui va venir l'aider à être plus disponible. Contrairement que des fois, les TES sont plus dans l'intervention, dans le «j'applique». Mais des fois, ils n'ont pas nécessairement le temps, eux, de prendre le pas de recul, de se questionner. Pourquoi je suis en train de faire cette indépendance? Je le fais par rapport à plein d'élèves, alors je vais le faire pour lui aussi, mais pourquoi c'est justifié? [00:06:51] Speaker A: Est-ce que je me trompe si je dis que les TES, souvent, on les voit aller éteindre des feux dans les écoles. C'est eux qu'on appelle s'il y a un enfant en crise, s'il y un enfant qui se désorganise, s'il il y a un enfant qui ne fonctionne pas en classe. Ça va être eux qu'on appelle, pas nécessairement le psycho-aide. [00:07:05] Speaker C: Exact. Oui, c'est souvent. Puis encore une fois, c'est un rôle qui est en train d'être qu'on essaie de défaire un peu au niveau des tests parce qu'on souhaite qu'ils soient plus en prévention de la crise et non juste que leur rôle n'est pas juste d'être pompier. Parce qu'ils ont aussi une capacité d'avoir une réflexion clinique et de se questionner sur ce qui est bon pour l'enfant. Mais souvent, ils ont moins le temps de le faire. Ils sont vraiment plus collés aux diverses situations qui se passent. Contrairement à nous, C'est rare qu'on est en contact constamment direct avec l'enfant ou avec la classe ou avec l'école, tout simplement. Des fois, on arrive à voir des choses. On a beaucoup plus de recul. Ça nous permet des fois d'observer des choses que, eux, ça leur avait passé un peu sous le nez. Puis les psychologues, il y en a de différence, sont moins dans soutenir les stratégies directes par rapport à l'enfant. Nous, on va quand même avoir le pas de recul, mais on peut quand même appliquer des choses, des interventions directes à l'enfant. En fait, on va beaucoup recommander quoi faire, quoi pas faire, comment intervenir, quelle attitude adopter. Les psychologues, eux, ils vont plus nous aider à avoir une connaissance complète de l'enfant, des fois. Moi, je me dis, OK, je comprends pourquoi ils manifestent tel comportement, mais est-ce que c'est dû à des défis cognitifs, à des défis attentionnels? Des fois, j'ai besoin d'un petit peu plus pour vraiment avoir la meilleure compréhension de l'enfant. C'est là qu'on va aller chercher nos collègues psychologues pour dire J'ai besoin que tu me donnes une compréhension encore plus approfondie des difficultés de l'enfant. Là, c'est là qu'eux rentrent en ligne de compte et viennent beaucoup nous soutenir. [00:08:48] Speaker A: Vous travaillez beaucoup en équipe. [00:08:50] Speaker C: Vous avez chacun vos forces. Oui. [00:08:52] Speaker B: Mais j'allais dire, dans un monde idéal, ça nous prend tous ces professionnels-là. La façon dont tu viens de tout décortiquer, je me dis, mon Dieu, c'est tellement trois professions complètement différentes avec des lunettes complètement différentes sur une même situation. [00:09:06] Speaker C: Oui. Puis en fait, je trouve que c'est là où c'est le fun, le milieu scolaire, c'est de prendre chaque expertise de chaque personne, puis de les joindre ensemble. Moi, je le dis souvent, bien, d'emblée, plus avec mes collègues de TES, parce que c'est avec eux que je collabore le plus au quotidien. Moi, je me dis que je suis rien sans eux. Eux sont mes bras, sont mes yeux, sont le ressenti aussi, parce que des fois, eux, ils font une intervention, ils ressentent quelque chose, ils se disent, voyons donc, j'ai fait cette intervention-là. Je ne suis pas sûre pourquoi ça a fonctionné ou pas. Ils viennent m'en parler. Moi, si je n'ai pas ça, je ne suis pas grand-chose. Je ne peux pas aider autant l'enfant ou les adultes qui entourent cet enfant-là. C'est là où prendre chaque personne, chaque lunette, c'est là qu'on vient vraiment faire une différence concrète. [00:09:58] Speaker A: Super. Les aspects de ton mandat, est-ce qu'il y en a qui, par l'équipe école ou par les parents, sont parfois sous-estimés ou mal interprétés, mal compris? Ou tu as l'impression qu'on comprend vraiment bien le rôle du psycho-aide et qu'on te donne toujours la tâche qui est à toi? [00:10:19] Speaker C: C'est vraiment une bonne question. En effet, c'est mal compris plusieurs de nos tâches. En fait, on ne voit pas tout ce qui se passe dans l'arrière-plan d'un psychoticataire en milieu scolaire. On voit que le psychoticataire va quand même être présent quand il y a une grosse crise. soutenir l'équipe, on va venir apaiser l'équipe et l'enfant. Mais en arrière de ça, il y a les fameuses notes évolutives. Oui, mais il y a tout un travail de réflexion qui se passe. Ce n'est pas vrai qu'on a toujours la réponse à tout au moment même. Si ça m'arrive avec un problème, ça se peut que je n'aie pas toujours La petite baguette magique. Des fois, il faut que je prenne le temps. Il faut que j'aille collecter de l'information sur plusieurs aspects, auprès de plusieurs personnes. Il faut que je me fasse une tête. Souvent, c'est là où, en milieu scolaire, ça se passe vite. C'est un milieu de vie, le milieu scolaire. C'est là où parfois certains enfants passent le plus de temps dans leur vie. Des fois, on a tendance à vouloir faire les choses vite. L'enfant, il est là encore demain, puis il est là après demain. Des fois, une semaine, c'est comme si c'était un mois dans un autre contexte d'intervention. Il faut aller vite. On veut que l'enfant se sente le mieux possible. [00:11:42] Speaker A: On veut l'éviter vite. [00:11:44] Speaker C: Rapidement. Puis c'est là où, des fois, le psychodicateur, c'est comme, OK, on va aller chercher la psychodication. On veut que ça s'améliore vite, vite, vite. Mais ce n'est pas toujours comme ça que ça se passe. Mais sinon, mettons, plus concrètement, justement, les fameuses notes évolutives. Nous, on a un ordre à respecter. On a des... On a une tenue de dossier importante où, des fois, le monde ne s'en rend pas compte. Le même discussion de carte de porte, si c'est par rapport à un élève que je suis en suivi, bien, c'est une note évolutive. Ce n'est pas juste les interventions que je fais puis les rencontres formelles que je fais, mais c'est tout. d'informations que je viens d'avoir, mais un peu implicite, qu'il va falloir que je collecte, parce que c'est ce qui m'aide aussi, après ça, à ajuster l'intervention, à donner des meilleures recommandations. pour finir ma compréhension clinique de cet enfant-là. [00:12:40] Speaker B: Et en plus, l'enfant est là jusqu'à la sixième année, si du jour au lendemain, c'est un nouveau professionnel qui vient, il faut qu'il y ait un suivi par rapport à cet enfant-là, il faut que le professionnel qu'il reprend ait une bonne idée de ce qui a été fait. [00:12:55] Speaker C: Il faut qu'il soit capable un peu de rentrer dans ma tête. Puis me dire, OK, l'intervention qui a été faite avant, comment elle l'a décortiquée, comment elle l''a comprise, pourquoi elle a recommandé telle chose. Ça fait que c'est un travail de bureau plus qu'on fait. qui est excessivement sous-estimée. Des fois, on se dit, bien voyons donc pourquoi le psychologue est dans son bureau, pourquoi... [00:13:16] Speaker B: Il n'est pas sur le plancher. [00:13:17] Speaker C: Il n'est pas sur le plancher, mais il semble que c'est là qu'il est utile sur le plancher mais c'est vraiment, je trouve, ce moment-là dans le bureau qui nous permet d'avoir le pas de recul, qui nous permet après ça de pouvoir mieux aussi, pas juste de lancer des interventions comme ça dans l'air puis voir, on va attendre de voir comment ça va se dérouler. On va espérer que ça fonctionne. [00:13:39] Speaker B: Mais je trouve qu'on est vraiment encore à décortiquer l'espèce de baguette magique que tu parlais un petit peu plus tôt. Je suis une bébé intervenante dans le milieu scolaire, mais c'est souvent on va aller la chercher. On s'attend à ce qu'il y ait des résultats là maintenant parce que c'est la professionnelle de l'école. Il faudrait donc bien que l'intervention fonctionne là. [00:14:04] Speaker C: c'est la stratégie qui va faire en sorte. Je veux dire, dans certains cas, c'est un petit peu plus facile de comprendre que ça va prendre du temps, que le comportement ne s'améliore pas, mais souvent, mettons, dans un contexte d'enfant qui va davantage s'opposer à l'adulte, souvent, c'est là où les adultes vont devenir très impuissants. C'est-à-dire que là, je ne comprends pas, l'enfant ne m'écoute pas. Puis là, comment il va m'écouter? Premièrement, ce n'est pas juste parce que je suis impliquée que l'enfant va t'écouter. Je ne peux pas arriver à l'enfant et lui dire, écoute, maintenant que je [00:14:39] Speaker A: suis là, ça suffit. [00:14:41] Speaker C: Ça ne fonctionne pas comme ça. C'est là aussi que des fois... On est des facilitateurs, on offre notre clinique, mais on ne peut pas changer grand-chose. [00:14:58] Speaker A: J'ai vu dans le milieu scolaire, des fois, l'essai-erreur, qu'on parle beaucoup en intervention, on n'a pas la réponse. Parfois, il faut essayer et c'est ça qui nous permet d'apprendre sur l'enfant et d'essayer de l'autre chose. Des fois, ça peut paraître un peu comme des échecs. On n'avance pas. À chaque fois qu'on essaie quelque chose d'autre, on avance un petit peu plus vers la bonne réponse. C'est difficile un peu à comprendre, mais c'est surtout pour... Justement, la perception que le psychoéducateur est dans son bureau et que lui, il ne vit pas que l'enfant, constamment pendant la journée, par exemple, a le même comportement problématique ou complexe que l'enseignant, lui, à chaque fois, il doit faire face à ça. Comme tu dis, c'est un milieu de vie, il vive avec les enfants une grande partie de la journée. Ça devient rapidement irritant. Il faut essayer de travailler en équipe pour justement... [00:15:52] Speaker B: C'est vraiment un gros mandat, le milieu scolaire. T'as les enfants, t'as les adultes, t'as la direction, t'as le cadre légal, t'as la loi, il y a tellement de petites... Justement, au travers de tout ça, Comment tu décris ton approche psychodicative dans le milieu scolaire? C'est quoi les valeurs qui guident tes interventions? C'est quoi ta lunette à toi? [00:16:14] Speaker C: En fait, premièrement, puis ça je pense que c'est quand même propre à la psychodication, mais c'est d'impliquer tout le monde puis de prendre en compte tous les éléments qui entourent l'enfant. Encore une fois, dans mon approche, je suis moins une psychoticatrice qui va prendre l'enfant, qui va travailler des choses directement avec lui et qui va un peu le renvoyer dans son milieu de vie. Parce que je trouve que quand il arrive dans mon bureau, il n'est pas vraiment dans son milieu de vie. Il n'est pas en contact avec les facteurs qui influencent vraiment son comportement. Je n'ai pas un vrai portrait. J'ai beaucoup besoin d'aller voir, d'aller mettre dans son milieu avec lui, d'aller mettre à sa place ce qu'il est en train de vivre avec ses défis, avec ses forces. Qu'est-ce qui fait en sorte que... Des fois, c'est dans différents contextes. sur la cour de récrit, ça ne fonctionne pas. Mais en classe, ça fonctionne avec tel enseignant. Pourquoi, admettons, dans les spécialistes, là, ça va fonctionner, mais dans un autre contexte, ça ne fonctionnera pas? C'est tout ça que je trouve que j'ai du pouvoir, moi, d'aller prendre en compte tous ces éléments-là, c'est un peu ce que j'aime du milieu scolaire, c'est que j'ai plein de facteurs sur lesquels aller, je dirais jouer, sur lesquels je peux avoir de l'impact, parce que bon, des fois ça vient, il y a des défis, admettons, des manifestations de l'enfant qui vont s'expliquer par des contextes qui se passent dans le milieu familial, bien j'ai du pouvoir là-dessus. Parfois, c'est la relation entre l'enfant et l'enseignant. J'ai du pouvoir là-dessus. Des fois, c'est simplement l'enfant qui a des défis. au niveau plus attentionnel, organisationnel, on a du pouvoir là-dessus. Moi, c'est ça que j'aime, de pouvoir comprendre chaque petit élément qui entoure l'enfant, puis de venir ajuster chacun des paramètres pour que ça finit par être fonctionnel pour l'enfant et pour son environnement, parce que je ne peux pas juste prendre en compte les forces et les défis de l'enfant, je prends en compte les forces et les défis de l'enseignant, les forces et les défis de l'éducateur spécialisé, les forces et les défis des parents, les forces et les défis de l''école, c'est tout ça. Je trouve que la psychodécation en milieu scolaire, des fois on peut travailler avec une dizaine d'adultes autour de l'enfant. C'est là où c'est vraiment unique, mais c'est aussi chargé en pouvoir et en possibilités. Plus qu'on a de monde, plus qu'on a de possibilités qui s'offrent à nous. Moi, c'est là où j'aime aller travailler chacun de ces aspects-là. je vais me concentrer. Si j'en ai plus de force, je vais aller me concentrer là-dessus en premier. Puis après ça, je vais finir par travailler les endroits qui ont un peu plus de faiblesse un petit peu plus tard. Je vais essayer de généraliser les forces des personnes que j'ai autour pour aider l'enfant. Sinon, c'est sûr que, de manière générale, en milieu scolaire, on travaille plein d'approches différentes. On essaie de comprendre, d'ajuster les attentes par rapport aux enfants, par rapport à leur développement. C'est quelque chose qui se développe dans le milieu scolaire. Un enfant de 6 ans, c'est normal qu'il ait de la difficulté à s'autoréguler. C'est normal qu il ait besoin de soutenir l'adulte. Ce n'est pas encore tous les adultes dans le milieu scolaire qui comprennent ça. On s'attend à ce que l'enfant arrive en classe. Parfois, avec son petit bagage, il s'est peut-être passé quelque chose un matin, il s'est peut-être passé quelque chose hier, il s'était peut-être passé quelque chose dans le dernier mois. qui va venir influencer le fait qu'un matin, faire la calligraphie, ça y tombe pas. Faire la calligraphie. C'est peut-être pas juste à cause de la calligraphie que ça y tombe pas et qu'il va s'opposer à cette tâche-là ce matin-là. J'ai un peu perdu ce que je disais. [00:20:17] Speaker A: J'embarque avec ce que tu dis. Dans le fond, ça fait partie de tes rôles d'ajuster les attentes des adultes autour des enfants. Tu as aussi un rôle conseil au niveau des adultes. Maintenant, on parle des enseignants. Est-ce que tu travailles avec d'autres adultes autour de l'enfant, au niveau du service de garde, par exemple? [00:20:38] Speaker C: Le plus souvent, je préfère travailler avec le plus d'adultes qui côtoient l'enfant, parce que c'est ce qui fait en sorte que ça crée un réseau de soutien autour de l'enfant. Mais c'est sûr que les premières personnes avec qui on va, que je vais répondre du soutien-conseil, c'est évidemment l'enseignante titulaire. que l'enfant, la majorité du temps, dans sa classe. Sinon, ça va être parfois l'aide à la classe, parce qu'on a ça maintenant dans les écoles, des aides à la classe. Des fois, c'est des éducateurs du service de garde qui viennent soutenir l'enseignant pendant une ou deux périodes par jour, tout dépendamment. Elle peut vraiment nous aider pour mettre en place des stratégies d'adaptation pour venir soutenir nos enseignantes, parce que des fois, l'enseignante n'a pas toujours le temps de s'assurer que Coco ou Cocotte a-t-il bien démarré son travail, a-t-elle besoin d'une petite motivation de plus, est-ce qu'elle est disposée à ce moment-là. Dans la classe, nous pouvons nous aider. Sinon, les éducateurs spécialisés Puis, des fois, ça va plus large que ça. Je vais aller des fois chercher d'autres de mes collègues professionnels. Plus qu'un monde autour. [00:21:57] Speaker A: Comment ton rôle, justement, en rôle conseil, contribue à soutenir les enseignants dans leur quotidien? On pense beaucoup à OK, le psychoïde va aider les enfants, mais je sais qu'il y a une grande partie de votre travail qui est de soutenir l'enseignant. Un enseignant viendrait vous voir parce qu'il a une difficulté dans sa classe ou peu importe, puis vous venez un peu justement le soutenir, le conseiller là-dessus, etc. Oui. [00:22:27] Speaker C: Je dirais que ça dépend beaucoup de... Je vais me permettre de dire que ça dépend quand même de... l'envie de l'enseignant, en fait. Parce qu'on va pas se cacher, dans le contexte actuel, avec le fait qu'on a des classes qui sont... qui ont beaucoup, beaucoup de défis, les enseignants, des fois, sont fatigués. Ils sont fatigués de trouver des nouvelles méthodes, de trouver des nouvelles stratégies, d'être constamment en train de changer un peu leur formule de classe selon les... divers besoins des élèves. Moi, je vais soutenir l'enseignante si elle a envie d'ajuster ses pratiques, si elle ouvre la porte. Oui, parce qu'il ne faut pas se [00:23:14] Speaker A: sous-estimer, ça prend de l'énergie. [00:23:15] Speaker C: Ça prend de l'énergie. [00:23:16] Speaker A: Tu serais inventée comme ça. [00:23:18] Speaker C: Vraiment, là, honnêtement, là-dessus, je leur lève vraiment mon chapeau aux enseignants. Moi, j'en ai des enseignants qui me disent, là, Catherine, Je suis fatiguée en ce moment. Je ne peux pas penser à changer quoi que ce soit. Ça serait trop fatigant pour moi, mais je vais aller travailler autrement. Je vais aller travailler sur d'autres aspects pendant ce temps-là, mais j'en ai d'autres qui me disent, moi j'ai de l'énergie, je suis prête à essayer de faire autrement dans ma classe. Là, peux-tu me donner des conseils? À ce moment-là, j'ai une porte et là, J'ai la possibilité de leur offrir souvent une compréhension de l'enfant. Rarement, je ne vais pas prescrire des choses aux enseignants pour dire «tu devrais faire ça, tu devrais faire ça, tu devrais faire ça». Ce n'est pas une approche qui fonctionne, mais c'est plus de dire «ah, moi j'ai l'impression que cet enfant-là, quand il agit de même, c'est parce qu'il est en train de te dire ça». ça te tente-tu, on pourrait essayer de mettre en place telle stratégie ou telle autre, mais je vais plus y aller dans, on va travailler en équipe, on va essayer des choses ensemble, tu vas me dire, si toi t'as envie d'essayer quelque chose, go, fais-le, réagis avec moi. Après, hey, je pense que ça a fonctionné, ça a fonctionné. Good, parfait, on continue, on essaye d'autres choses, mais il faut vraiment, pour moi c'est important que l'enseignant vienne vers moi et donc moi j'arrive juste avec mon, ma posture d'experte de l'enfant. Puis ce sont tout autant expertes, mais sur une autre composante de l'enfant. Et je crois que c'est là où c'est un même pied d'égalité qu'il faut... C'est juste un travail d'équipe. [00:25:01] Speaker B: En continu, là. [00:25:02] Speaker C: En continu. Puis que je m'impose pas à dire, ben là, cet enfant-là a des défis dans ta classe, tu dois... [00:25:09] Speaker B: C'est ça qu'on va faire. [00:25:10] Speaker C: C'est ça qu'on va faire, parce que moi, j'ai jugé que c'est le même que ça fonctionne. Non. [00:25:14] Speaker B: On parle beaucoup d'adaptation des enfants, mais la psycho-aide est constamment en adaptation aussi dans son travail. Je t'entends parler, il faut que j'agisse comme ça. Si la personne, c'est ça sa réponse, il faut que je change un petit peu ma vignette. [00:25:28] Speaker C: C'est vrai. [00:25:30] Speaker B: C'est très vivant comme profession dans le milieu scolaire. [00:25:32] Speaker C: C'est excessivement vivant. [00:25:34] Speaker B: Il ne doit pas y avoir une journée qui se ressemble. [00:25:35] Speaker C: Jamais. Mais c'est là que c'est le fun aussi. Puis oui, je veux dire, nous aussi, des fois, on est fatigués de nos journées parce qu'en effet, nous aussi, de s'adapter, ça peut être énergivore. Mais en même temps, c'est là toute la beauté de... On travaille avec des humains. Puis l'enfant n'est pas le seul humain. C'est tous des humains dans le milieu scolaire avec tous leurs bagages. Je pense qu'on a un bon psychoducateur, puis une bonne psychoducatrice, puis le loin de là d'être parfaite, parce que ça m'arrive des fois de bypasser. Mais je trouve que c'est là où on arrive à aider davantage nos collègues ou les enfants quand on prend du temps. puis on prend le temps de bien faire les choses, puis on prend le temps de comprendre chaque élément, puis de s'ajuster en fonction de ça. C'est là où les effets de nos interventions sont les plus porteuses, au lieu de juste dire «OK, je suis dans telle problématique, dans telle problématique, j'agis de même.» Sans réfléchir autrement, ça n'aura pas nécessairement le même effet que de tout prendre en compte. [00:26:53] Speaker B: Chaque petit coco a tellement ses particularités qu'il va répondre différemment. Ça peut être la même intervention sur un profil qui semble se ressembler, mais au final, ça ne va pas avoir du tout le même impact. Justement, on parle d'adaptation. Quand tu sens que les situations te dépassent un petit peu, qu'est-ce que l'équipe est capable d'offrir? Comment le milieu scolaire Est-ce qu'il y a de la collaboration avec d'autres acteurs? Est-ce qu on va chercher à l'externe? [00:27:28] Speaker C: Oui, on a d'autres. C'est sûr qu'au sein du centre de services scolaires, la majorité des centres de services scolaires ont toujours une équipe. Dans le monde, ça s'appelle l'équipe ressource, mais dans d'autres CSSP, c'est une autre équipe de professionnels qui peuvent nous venir en soutien aux professionnels pour agiter notre lignette clinique. Des fois, justement, j'ai fait le tour où je ne suis pas sûre de bien comprendre les défis de l'enfant. J'ai l'impression d'avoir fait le tour des interventions que je peux mettre en place. Il n'y en a pas vraiment qui ont l'effet que je souhaite. Là, à ce moment-là, Dans ce contexte-là, on se sent limité. On a vraiment l'impression de travailler dans le bar. On peut faire appel à cette équipe-là au sein de notre propre milieu. C'est souvent très, très aidant. Mais dans d'autres contextes, on va avoir besoin d'impliquer des professionnels à l'externe, que ce soit des intervenants du CLSC, des intervenants qui travaillent en pratique privée. Parfois, on va se rendre à de la pédopsychiatrie quand les cas sont très, très complexes. C'est souvent... Encore une fois, quand je disais, je me répète un peu, mais de venir prendre en compte tous les facteurs. Parfois au milieu scolaire, on a fait le tour de nos facteurs, on a fait le tour de ce que nous, on pouvait faire dans notre milieu. L'enfant, il va pas bien quand même. On a besoin d'aller chercher au-delà, puis ça fait partie de notre rôle de psycho-aide, d'aller chercher au-delà puis de dire, là, nous, on est limités, on peut plus faire grand-chose, on a besoin d'autres partenaires externes. Ça fait qu'on va... Tu sais, des fois, ça va être des services communautaires, des fois, ça va être la DPJ. On n'a pas le choix. Ça fait que oui, je veux dire, on est toujours à la recherche d'autres ressources pour... [00:29:26] Speaker A: Je vais faire du pouce sur ce que tu dis, puis tout à l'heure aussi t'as dit, je regarde quand c'est de la famille, j'ai un peu de pouvoir, je peux agir là-dessus. Mais c'est comme pas clair pour moi est où la limite de ce qu'un psychohède scolaire peut faire avec la famille. Je connais des psychohèdes justement qui appelaient les parents, qui étaient vraiment en communication beaucoup avec eux, puis je connais des psychohèdes qui sont très peu en communication avec les parents. Justement, on va en parler la prochaine fois avec le milieu privé. Mais la piscouette qui va venir au prochain épisode, elle fait milieu privé et milieu scolaire. Puis elle en parle un peu comme... que ça se complète. Puis elle, elle aime beaucoup travailler avec les familles. Donc, dans le milieu scolaire, des fois, elle manque de ça. Donc, elle travaille dans le milieu privé pour un peu combler ce besoin-là d'intervenir auprès des familles. Puis, justement, on en parlait avec elle. Moi, j'ai le même type de d'envie dans les interventions. J'adore travailler avec les familles. J'aimerais travailler au scolaire, mais je me dis à quel point on peut intervenir avec les familles, à quel point on parle avec les parents, à quel point on a de l'information qui vient de la maison. Parce qu'on le sait, c'est pas mal moitié école, moitié maison dans la vie de l'enfant. De rien savoir de la maison, il me semble qu'il manque un gros morceau à l'équation. Est-ce que tu peux me parler de ça? [00:30:52] Speaker C: Je trouve encore que c'est propre à chaque psychoéducateur et psychoéducatrice dans le milieu scolaire. À certains points, c'est un choix. À certains points ça dépend aussi d'où proviennent les défis de l'enfant. idéalement, je pense que s'il y a beaucoup de facteurs qui proviennent du milieu familial, qui contribuent au fait que l'enfant n'est pas disponible dans le milieu scolaire, c'est important de créer le lien. Ça peut se créer le lien de confiance avec les parents. L'écommunication fréquente, ça peut avoir lieu. Moi, dans ma tête à moi, Si les facteurs du milieu familial ont de l'influence sur ce qui se passe à l'école, je me dois d'adresser ces facteurs-là. Je me dois d'aller prendre soin de ces facteurs-là. Puis, en effet, à un moment donné, j'atteins une limite parce que je ne peux pas aller dans le milieu familial. [00:31:49] Speaker A: Tu peux aller observer en classe, mais pas dans la rue. [00:31:52] Speaker C: Je ne peux pas venir changer la routine de famille ou je ne peux pas venir changer l'encadrement parental. Mais je peux quand même avoir des discussions avec le parent dans mon bureau pour lui dire, écoutez, votre enfant, il m'a partagé ça, je vois que ça l'a fait quand il arrive à l'école. Je peux offrir du soutien, conseil aux parents comme je le ferais avec une enseignante, comme je le ferai avec n'importe qui. C'est là où certains sont moins à l'aise d'aller adresser ça aux parents, donc vont davantage se référer à l'externe, au niveau du milieu privé. Je pense qu'il faut le faire à un certain point parce qu'en effet, ce n'est pas dans notre mandat scolaire de venir complètement adresser l'ensemble des facteurs, mais ça se fait à une certaine portion de venir discuter avec le parent, puis de les rencontrer, tout en le faisant au sein du milieu scolaire. [00:32:52] Speaker B: Puis... On dirait aussi, la maison puis le milieu scolaire, c'est les deux milieux de vie où est-ce que l'enfant passe le plus de temps. Dans un monde idéal, on crée une cohérence entre la maison puis le milieu scolaire. [00:33:06] Speaker C: Je suis 100 d'accord, en effet, Si, au sein du milieu scolaire, on intervient d'une telle manière auprès de l'enfant, puis à la maison, mettons, le service à l'externe recommande d'autres choses, qu'on n'est pas alignés, ça ne fonctionnera pas. C'est là où, même si on réfère à l'externe, la communication doit avoir lieu entre nous et les intervenants externes pour s'assurer Ça fait du sens qu'on a la même compréhension de l'enfant. Si on n'a pas la même compréhension de l'enfant, je vais vraiment générer. Mais moi je pense que c'est davantage l'opposition, puis un enjeu de cadre, puis l'enfant était sur les limites parce qu'il ne comprend pas les limites. Puis d'un autre côté, puis là j'extrapole vraiment, je m'en vais aux extrêmes. Mais de l'autre côté, la personne pense que c'est davantage de l'anxiété, plus on doit prendre soin des symptômes en dessous. Bon, les deux peuvent être interreliés, mais des fois, les stratégies vont un peu différer, puis on s'en va dans deux opposés. Ça ne fonctionnera jamais, on n'y arrivera pas, puis on va créer davantage d'insécurité chez l'enfant à faire ça. [00:34:19] Speaker A: C'est intéressant parce que, comme on dit, le milieu scolaire, c'est l'année scolaire au complet que vous êtes en contact, ce n'est pas un suivi de huit semaines comme dans d'autres milieux. J'imagine que le lien de confiance peut être créé aussi sur plusieurs années, puis ça doit être le fun de voir l'évolution d'un enfant que, si on a la chance de suivre depuis plusieurs années, connaître la famille depuis plusieurs années, voir une progression, ça doit vraiment être gratifiant autant pour le parent d'avoir un lien de confiance avec l'école que pour toi, comme squelette, d'avoir un lien de confiance avec la famille. [00:34:51] Speaker C: Absolument. C'est là où on a plein contrôle sur combien de temps notre vie dure, Quelle modalité de suivi a? Il y a certains enfants, à tous les jours, je vais être en intervention ou à tous les jours je vais être en communication avec l'équipe école. À tous les jours, je vais avoir des suivis avec le parent. On est dans un moment d'intensité et il faut mettre en place beaucoup de moyens. Après ça, des fois, ça va s'estomper. On va rester en suivi. Plus, s'il y a des choses à ajouter, je suis là, tu me gardes au courant. Moi, je fais des suivis parfois avec l'équipe École, si c'est correct, les stratégies fonctionnent toujours. On va faire des suivis de la même manière avec le parent. Êtes-vous toujours à l'aise avec les interventions du milieu scolaire? Est-ce que ça fonctionne? Est-ce que vous voyez une différence? Puis justement, il y a des suivis. Parfois, deux, trois mois, on veut fermer, mais en effet, parfois, ça se persiste d'année en année, où tu dis... Des [00:35:56] Speaker A: fois, c'est le défi qui change, c'est pas... [00:35:58] Speaker C: En fait, c'est là où les facteurs vont continuellement changer. C'est là aussi où c'est unique, la psychotécration musculaire, c'est dynamique. On n'a pas... Mettons, par rapport à d'autres interventions, on ne fera pas une évaluation en trois, quatre rencontres. On ne fera pas un plan d'intervention à une rencontre, puis on ne mettra pas en place les stratégies pendant X nombre de rencontres. Continuellement, je suis en train de m'orchestrer par rapport aux facteurs qui influencent l'enfant. Continuellement, je suis en train de réajuster mon plan d'action parce qu'il vient peut-être d'avoir un événement, un facteur qui vient de s'ajouter ou s'enlever, et là, je dois réajuster l'ensemble. Puis d'année en année, la relation avec l'enseignant est différente. Peut-être les éducateurs spécialisés ont changé. Peut-être les éducateurs du service de garde ont changé. Ça fait que c'est tous des nouveaux facteurs que je dois me dire. Ça fait que souvent, les enfants qu'on sait qui ont plus de défis personnels, qui sont plus à risque d'être reschamblés par des nouveaux facteurs, on va les garder parfois en suivi plusieurs années parce qu'on se dit, l'année prochaine, il va falloir que je leur vérifie ça. Il va falloir que je m'assure que les interventions sont mises en place. [00:37:05] Speaker B: Juste l'été, il y a beaucoup de choses qui peuvent se passer pendant l'été. C'est deux mois où est-ce qu'il peut arriver plein de choses. [00:37:14] Speaker C: Oui, dans les deux sens. C'est un enfant qui s'est beaucoup apaisé durant l'été, puis il arrive l'année d'après. On a fait beaucoup d'interventions intensives l'année davant et finalement, Bon, super. On dirait que ça s'est un peu placé. Puis à l'inverse des fois, ça vient d'amplifier les difficultés. Fait que oui, on a beaucoup de latitude sur la marque qu'on effectue nos suivis. [00:37:42] Speaker B: Puis justement, si on parle d'intensité, comment tu jongles entre urgence, prévention dans ton quotidien? [00:37:49] Speaker C: La réalité, c'est que ça dépend beaucoup des ressources qu'on a. On ne va pas se le cacher comme mieux scolaire. qui sont moindres dans les dernières années. [00:38:01] Speaker B: On est dans une période de coupure aussi de plein de ressources. [00:38:04] Speaker C: Oui, ça dépend beaucoup de ça. Pour parler, mettons que cette année, j'ai eu des dossiers dans six écoles. La réalité... Six écoles? Qu'est-ce qu'on peut dire? [00:38:18] Speaker B: Six écoles? Oui. [00:38:21] Speaker C: La réalité, c'est que je peux juste prendre des urgences. Même si je voudrais, je le vois. C'est ça aussi qui est dur. C'est le fun d'être en contact fréquemment avec l'enfant autant que les élèves qu'on ne peut pas prendre en suivi parce qu'il nous faut se mettre des limites en tant que psycho-aide. je les vois quand même aller. Puis je le vois qu'ils ne vont pas bien. Ils ne sont pas juste sur ma liste d'attente. Puis je ne vois pas juste leur nom dans ma liste d'tente. [00:38:50] Speaker A: Non, c'est ça, tu les côtoies. [00:38:51] Speaker C: Je les côtoie. [00:38:52] Speaker A: Tu côtoies les enseignants qui vivent avec ça, puis la frustration qui vient avec le fait qu'ils n'ont pas de service. [00:38:57] Speaker C: Exact. Ça, c'est sûr qu'il faut vraiment apprendre à... Quand même, ça crée un certain détachement. C'est-à-dire, là, je m'investis dans ces dossiers-là, parce que là, c'est eux qui en ont besoin. Des fois, la qualité versus la quantité est préférable. C'est tout le temps ça aussi qu'on jongle, les psychoticateurs, à savoir, est-ce que j'en prends plus? Il y a beaucoup d'urgences, beaucoup d'enfants qui sont en bris de fonctionnement. J'ai besoin d'y prendre en charge parce qu'il n'y a pas le choix. On n'a pas le choix d'y prendre en charge. L'intensité des défis sont trop grands. Puis des fois, tu te dis, oh là, je vais m'arrêter à eux. Il y en a d'autres qui ont de la difficulté, mais je vais compter sur les TES pour prendre leur relais entre temps. Des fois, on va quand même les soutenir un peu. Ah, t'as-tu essayé ça, mais sans plus. Des fois, je leur dis, je ne peux pas plus t'aider. Je n'ai pas analysé l'enfant. Je ne le connais pas assez. Je ne comprends pas ce qui se passe. Je ne peux pas t'aider plus. [00:40:02] Speaker A: Dans un monde idéal où les ressources sont infinies, puis que tu as une ou au maximum deux écoles dans lesquelles tu vas, tu connais les équipes, tu travailles sur place la majorité de la semaine, etc. En prévention, un psychoède, ça fait quoi? [00:40:22] Speaker C: C'est quoi que tu pourrais faire? Ça peut faire plein de choses. Ça peut aller de juste participer au comité de climat scolaire. Dans chaque école, il y a des comités de climat scolaire pour aider le climat scolaire. Ça veut dire que dans l'école, les relations sont positives. Dans l'école, les interventions préventives, donc nous on a besoin de niveaux 1 qui sont bien appliqués. Admettons moi cette année dans une école, j'ai participé à ça parce qu'il y avait un besoin là. Ça c'est une intervention très indirecte, mais qui peut avoir du poids parce que j'avais des discussions avec des enseignants qui parfois... vivibles, des insatisfactions par rapport à leur climat scolaire, je peux venir leur donner une lunette qui est très vaste, mais quand même une lunette clinique sur les interventions favorables au bon climat. [00:41:19] Speaker B: Ça serait quoi un exemple d'intervention de niveau 1 pourrait conseiller l'école? [00:41:24] Speaker C: Ça, c'en est une, mais ça pourrait être... Je ne sais pas si tu comprends. [00:41:29] Speaker B: Dans une classe, on est dans l'universel, dans du niveau 1, ce serait quoi le genre d'intervention que le psycho-aide pourrait conseiller? [00:41:39] Speaker C: C'est sûr que la base, c'est d'avoir une gestion de classe avec un encadrement qui est clair, constant, cohérent. On le dit beaucoup, c'est très similaire au milieu familial, cet aspect-là, dans le sens que si l'enfant ne comprend pas bien les règles, les consignes, les limites de la classe, puis que les limites sont toujours en train de changer. Bien, c'est sûr que ça ne sera pas aidant pour que l'enfant soit disponible, collabore, ne se sente pas insécure dans son contexte de classe. Je veux dire, on en parle vraiment souvent de favoriser cette gestion de classe-là, de favoriser le lien avec l'enfant. Puis c'est souvent avec nos enfants qui ont plus de défis qu'il faut avoir un lien un fort lien. Puis c'est souvent facile de créer le lien avec les enfants qui vont bien. Mais ce n'est pas nécessairement que ça va faire la différence pour eux aussi. Mais il faut davantage le faire avec ceux qui sont davantage insécurisés dans la relation, qui ont tendance à davantage s'opposer, qui sont davantage anxieux. C'est avec eux qu'il faut l'investir. Je veux dire, c'est des choses qu'on qu'on recommande à tous, c'est bon pour toutes les classes, tous les élèves, tous les niveaux. Sinon, c'est une manière générale d'avoir des visuels dans la classe qui sont aidants pour l'ensemble des élèves à se repérer dans leur environnement, que ce soit une classique routine de classe, mais des fois, ça va être d'autres visuels qui vont venir aider. C'est toutes des stratégies de prévention qui sont aidants. [00:43:24] Speaker A: C'est ça, parce que le psycho-aid intervient pas juste en individuel avec un enfant, il peut intervenir, comme tu disais, niveau 1, que Angélique t'as dit, universel. Fait que là, on parle de, avec tous les enfants, on fait la même intervention un petit peu pour aider tout le monde. [00:43:38] Speaker C: Exact. En fait, c'est vraiment des interventions qui sont reconnues comme efficaces. [00:43:44] Speaker A: qui sont bonnes pour tout le monde. [00:43:46] Speaker C: Pis que si ils n'ont pas fait ça, vraiment, on le voit dans une classe, la gestion de classe est bonne. Dans l'autre, la gestion de classe est moins bonne. C'est très, très flagrant que ça a de l'impact sur comment ça va se dérouler avec les élèves. [00:44:02] Speaker A: Tu peux intervenir au niveau un, en universel, mais tu peux aussi intervenir, le niveau trois, on l'a déjà dit, en individuel, mais le niveau deux, qui est plus ciblé, mais un peu, des fois, sous-groupe, des fois, j'ai vu des espèces de petits ateliers ou des trucs comme ça. Là, je ne sais pas si cette année, tu as eu ton enfer. [00:44:24] Speaker C: Malheureusement, non. [00:44:26] Speaker A: Est-ce que tu as déjà eu la chance de faire des interventions du niveau 2? [00:44:30] Speaker C: Malheureusement, moi, je n'ai pas eu la chance. C'est beaucoup les éducatrices spécialisées en ce moment qui gèrent le niveau 2 aussi, plus les interventions ciblées justement. Mais ça pourrait, avec plus de temps, plus de ressources, on pourrait, les psychosécateurs, faire des ateliers en classe. [00:44:50] Speaker A: Oui, parce qu'on est formés pour ça. [00:44:52] Speaker C: Pour tout le groupe. Exact, oui. Puis on pourrait faire des ateliers de sous-groupe aussi avec certains élèves qui ont des besoins similaires, par exemple au niveau de la gestion de la colère, au niveau de la gestion du stress, de l'anxiété, bref. C'est souvent plus gesté au niveau des émotions ou des habiletés sociales. On pourrait, puis on aurait toutes les capacités et les compétences de faire ça. En effet, c'est plein d'interventions qu'on peut mettre en place. [00:45:20] Speaker A: On parlait de, justement, tous les défis, les coupures, les urgences à gérer. Qu'est-ce qui te motive à rester dans le milieu scolaire malgré les défis et justement, ces écoles, Dans ma tête, il n'y a pas assez de jour dans la semaine pour faire ça. [00:45:37] Speaker C: On a le terme, mais en fait, c'est qu'on a vraiment de l'influence. Il y a des élèves que la problématique s'est résorbée, leur manifestation s'est résorbée, qui ont développé un sentiment de sécurité dans l'école. [00:45:59] Speaker A: Tu vois les impacts de ton travail. [00:46:01] Speaker C: Je le vois, puis je le vois quand même rapidement. Moi, je travaille au milieu primaire, puis avec les enfants. je veux dire, une bonne intervention, l'ajustement des facteurs autour d'eux peut vraiment faire une différence, puis peut vraiment venir faire en sorte que son comportement est plus adapté, qu'il se sent mieux. Je veux dire, les enfants, c'est des éponges, là. C'est des éponges de leur environnement, vraiment, là. Fait que quand on change l'environnement autour d'eus, là, c'est pas long, là. Je veux dire ça peut prendre quand même un peu de temps, là, pour certains, Sur l'année scolaire, je le vois, la différence, je le vois. J'en vois des enfants qui vont mieux. Fait que, je veux dire, c'est hyper motivant. [00:46:53] Speaker A: T'as-tu un moment dans ta tête où tu t'es dit «Oh wow, ça c'est vraiment pour ça que je fais ce métier-là. Je suis heureuse d'être psychoéducatrice à cause [00:47:01] Speaker C: d'un ce moment-là.» Ben, plein de moments, mais comme tous les jours. Mais justement, quand on voit que ce soit un enfant qui faisait des longues, longues crises, que ça prenait des... Parfois, c'est certain, au début, qu'on ne comprend pas encore comment intervenir et qu'on ne comprend pas l'enfant, mais ça peut prendre des heures avant qu'on arrive à apaiser une crise. Puis à un moment donné, quand ça prend 15 minutes à l'apaiser parce que... l'enfant est en sécurité avec nous, qu'on sait comment agir, dire les bons mots, dire la bonne chose, puis là, en 15 minutes, on est capable de le retourner en classe. Je veux dire, ça, c'est magique, t'sais. Puis l'enfant n'est pas nécessairement... Il y a encore des défis, mais juste le fait de voir le temps rétré, t'sais, se raccourcir dans la gestion de crise... J'ai un dossier l'année dernière, une cocotte qui avait vraiment de la difficulté à aller en classe. Puis à la fin de l'année, elle y allait tout le temps. Au début, ça a pris au moins trois mois avant qu'on arrive à l'intégrer dans tous les contextes de vie de l'école. Au début, elle refusait d'aller en classe, à la récréation, au dîner, juste aller voir ses amis. Tout ça, c'était vraiment difficile pour elle. Puis à la fin de l'année, quasiment elle passait à côté de moi et elle ne me regardait plus. Mais moi, je me disais, yes, j'ai réussi. Et pas juste moi, mais on a réussi en tant qu'équipe. [00:48:20] Speaker A: Oui, mais tu as participé à ça. [00:48:22] Speaker C: Et quand on me dit, j'ai des collègues qui me disent, parce que je ne suis plus dans cette école-là, mais j'ai des collègues qui me disent, cette année, elle continue d'aller bien et on n'a plus d'intervention à mettre en place. Je me dis ok, j'ai réussi à adresser les bons facteurs. Ça fait que c'est du bonbon. C'est là que tu te dis ok go on continue. Mettons dans d'autres contextes d'intervention pour travailler au CLSC et dans d'autres milieux, je trouve qu'on est tout un peu dans Je reçois la famille ou le milieu qui sont en détresse. Quand ça commence à aller bien, tu fermes le dossier. C'est comme une capsule de temps. T'es toujours là tant qu'il y a des défis. Puis t'es plus là quand ça va bien. Mais non, au milieu scolaire, même si je ne suis plus en suivi auprès de l'enfant, je continue à avoir l'enfant qui va bien dans mon milieu. Je continue à le côtoyer. Je continue à voir que l'enfant est rayonnant et qu'il est apaisé. Ça, je veux dire, c'est vraiment nourrissant de continuer à avoir les moments qui vont bien. Ça compense beaucoup pour tous les défis. [00:49:36] Speaker B: Est-ce qu'en général, les équipes écoles sont contentes du travail en psychoéducation? Tu sens-tu que c'est un professionnel qui est apprécié? [00:49:46] Speaker C: Oui, de manière générale. Le monde a envie qu'on soit là. [00:49:52] Speaker A: Mais je pense que tous les professionnels [00:49:53] Speaker C: dans le milieu scolaire sont très appréciés quand ils sont là. Tu sais, en fait, les moments où ils sont un peu réticents, c'est parce que la personne est déjà très épuisée, comme tu disais tout à l'heure. Très affectée par qu'est-ce qu'elle vit dans son milieu mémoire général. Quand, mettons, l'adulte n'est pas trop épuisé, l'adulte veut qu'on soit là, envie qu'on s'implique, envie de travailler avec nous. Oui, c'est très rare quand même qu'on sent que notre présence est moins voulue. [00:50:30] Speaker A: Oui, ça doit. [00:50:32] Speaker B: Puis, ça reste... On n'est pas un milieu de... Le milieu scolaire, ce n'est pas comme des milieux... communautaires ou d'autres milieux sociaux qui sont un petit peu... En général, on est plus réticents. Je veux dire, le milieu scolaire demeure positif, en général, dans la vie de tout le monde. On choisit le milieu scolaire. [00:50:55] Speaker C: Puis on choisit de travailler avec des enfants. Je pense que dans le musical, on a tous l'amour. Des enfants, quand même, on apprécie les côtoyer. On a quand même tous un point en commun. [00:51:11] Speaker B: Oui, c'est ça. Puis, est-ce que tu sens que le mandat au primaire est vraiment différent que celui au secondaire? [00:51:18] Speaker C: Je dirais que oui, quand même. Par les connaissances que j'ai, je pense que les collègues au sein du milieu secondaire travaillent davantage dans les individuels avec l'enfant, avec l'ado, que nous en milieu scolaire primaire. Puis ça, c'est en fonction du développement de l'enfant. Je veux dire, l'adolescent, t'es capable d'avoir des réflexions avec lui et de l'aider à... à se comprendre lui-même, puis tu peux faire ça aussi au musculaire, aider l'enfant à se comprendre lui-même, mais je trouve qu'en milieu primaire, on travaille davantage avec l'environnement qu'avec l'enfant lui-même, puis au secondaire, tu vas davantage travailler avec l'ado versus l'environnement. [00:52:04] Speaker B: Ils font six classes différentes au secondaire. [00:52:07] Speaker C: Exact, donc tu ne peux pas travailler... [00:52:10] Speaker B: Il y en a un, mais ce n'est pas comme au primaire. [00:52:15] Speaker A: Celui que tu vois souvent le plus fréquemment, par exemple une enseignante française, que tu vas voir plus, mais ce n'est pas celui qui avait quitté toute la journée. [00:52:22] Speaker B: Exact. [00:52:24] Speaker C: Ce contexte-là est vraiment très différent. Mais sinon, par rapport aux autres, mettons, ils peuvent quand même faire des ateliers, préfèrent des interventions de groupe, mais vont plus travailler avec l'enfant. [00:52:39] Speaker A: C'est sûr qu'avec le secondaire, une chose qui diffère, c'est clairement les besoins des jeunes. C'est un truc qu'on va travailler avec eux. Est-ce qu'il y a des besoins que tu observes plus fréquemment chez les élèves ou dans les équipes écoles, que tu travailles fréquemment avec ce type de problématique-là? [00:53:02] Speaker C: C'est sûr que ma mère, en général, tout enfant qui a de l'adulté à gérer ses émotions, puis qui a de l''adulté à être en relation de manière adéquate avec les autres, c'est ça sa langue. C'est comme un gros parapluie par rapport à tous les autres défis, besoins, mais c'est souvent ça qu'on va venir travailler. C'est dans la gestion des émotions, la gestion du stress, de l'anxiété, parfois des symptômes dépressifs, c'est sa langue. dans la gestion des habiletés sociales, mais c'est à l'angle de, t'sais, les enfants qui ont de la difficulté à être en relation avec l'adulte, qui ont de la difficulté à être en... t'sais, faire face à l'autorité, mais ça peut être aussi comment je rentre en relation avec les pères, sa cour de récré, j'ai des conflits, mais là, les conflits, ils viennent m'envahir, parce que là, je fais juste penser à ça durant ma période. Fait que t'sais, moi, en général, c'est tout ça, là. [00:53:55] Speaker A: Ça devrait être assez varié, quand même. [00:53:57] Speaker C: Oui, c'est très varié, mais c'est ça, on a tout un petit parapluie qui regroupe les besoins quand même de mer. C'est dans le même thématique. Oui, c'est un bon mot dans le sens que... Il y a plein de variantes, mais on va souvent revenir à ces deux gros thèmes-là. [00:54:21] Speaker B: J'ai l'impression qu'on est beaucoup dans les fonctions exécutives. À l'âge primaire, on est dans toutes ces petites composantes-là qui sont à développer. [00:54:28] Speaker C: En qu'ils fait, sont c'est encore immatures cognitivement par rapport à ça. C'est là où l'adulte va venir compenser pour ces immaturités-là, pour aider l'enfant à mieux fonctionner. aider l'enfant à soutenir, mais dans la mesure du possible. J'aime bien une phrase qu'on dit beaucoup en musiquant, on ne peut pas tirer sur la fleur, sur la feuille pour qu'elle ne pousse plus vite, dans le sens que moi, un enfant qui est impulsif, on va pouvoir venir l'aider sur plein d'aspects. il va rester impulsif pendant un moment. S'il a 6 ans et qu'il est impulsif, ça va lui prendre encore une couple d'années avant d'arriver à inhiber un peu son impulsivité, à réussir à créer un stop dans sa tête, dans ses comportements, puis de pas aller au-devant de ça. Je veux dire, en effet, c'est une fonction exécutive, l'inhibition, le comportemental, puis on ne va pas la... L'enfant ne va pas... Tu sais, du jour au lendemain... [00:55:31] Speaker B: Sauter à 12 ans, puis... [00:55:33] Speaker C: C'est ça. [00:55:34] Speaker A: C'est arrivé à ce que tu disais tantôt, d'ajuster les attentes. Ça doit être aussi les adultes autour. On doit ajuster que ça se peut que ce soit encore normal, ça se peut que ça prenne beaucoup de temps, [00:55:44] Speaker C: etc. Parce que des fois, il y en a qui disent, mais là, j'ai expliqué qu'il ne devait pas faire ça. Puis il sait, ses stratégies, on en a parlé, que quand il commence, on utilise beaucoup de métaphores avec les enfants primaires, c'est dans son petit volcan, il commence à bouillir, on lui a dit qu'il fallait qu'il respire, qu'il fallait qu'il se recule, qu'il allait faire sa pose. Mais ce n'est pas parce qu'on lui dit qu'il va le faire, c'est un [00:56:10] Speaker A: petit peu plus complexe. [00:56:11] Speaker C: Son mécanisme de pulsion, il va quand même embarquer pendant un petit moment. [00:56:17] Speaker B: Ça revient à ce qu'on se disait tantôt. C'est autant avec les enfants qu'avec les adultes dans le milieu scolaire. C'est beaucoup d'enseignement. C'est quelque chose que le psychoïde est formé et est bon pour faire. Toute la partie éducation, on est des professionnels du développement de l'enfant et de toutes ses compétences-là. Ça fait partie de notre mandat aussi de leur apprendre. On est déjà à la fin de notre épisode. Qu'est-ce qui te donne espoir pour le milieu scolaire? Comment tu vois un petit peu la suite des choses? C'est quoi tes... Ben oui, je pense que tes pistes d'espoir, c'est le bon mot. [00:57:00] Speaker C: Ben oui, je trouve que justement, la compréhension du développement de l'enfant est de mieux en mieux. Puis il y a beaucoup de... J'ai le mot chose, là. Je vais le dire, il y a beaucoup de choses qui se mettent en place en ce moment dans le milieu scolaire. C'est un marge très vaste. Par exemple, il y a plusieurs centres de services scolaires, dont le nôtre, qui a mis en place l'approche sensible aux traumas. Grosso modo, c'est une approche qui vient prendre soin justement du vécu de l'enfant, qui vient justement ajuster les attentes en lien avec tout le développement de l'enfant, soutenir les adultes à ajuster leur intervention en fonction de l'enfant, en fonction de ses manifestations. C'est une formation qui a été donnée aux professionnels. C'est quelque chose qui a été que les directions ont été sensibilisées au fur et à mesure. Le souhait, c'est que l'ensemble des équipes écoles soient formées à cette approche-là. Il y a tout ça qui se met en place pour avoir, pour le plus possible, des pratiques le plus adaptées. Ça commence à faire du sens. Quand le monde l'applique, ces stratégies-là, on voit rapidement un effet positif. Ça donne le goût de continuer et de se dire que telle personne a essayé ça, ça a fonctionné. Peut-être que moi aussi, je vais avoir envie d'essayer ça. Je trouve que cette meilleure compréhension générale chez tous les membres du du personnel scolaire, c'est beau. Ça, c'est un langage qui devient commun. C'est des pratiques qui deviennent communes. On ne devient pas juste, nous, les psychodicateurs, experts de ça, mais tout le monde, l'objectif, c'est que tout le monde devienne un peu expert de ces bonnes pratiques-là. [00:59:04] Speaker B: C'est bien vu. En plus, on va avoir un bel épisode sur la prochaine. [00:59:07] Speaker C: C'est vraiment merveilleux. [00:59:09] Speaker B: Merci énormément, Catherine. C'est tellement intéressant. Je suis vraiment contente. [00:59:15] Speaker C: Moi aussi. Merci pour votre invitation.

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