Episode Transcript
[00:00:05] Speaker A: Salut, c'est Florence et Angélique.
[00:00:08] Speaker B: Bienvenue à «Co-construire la psychoéducation », le balado qui vise à démystifier la psychoéducation et à mieux comprendre cette profession.
À chaque épisode, des psychoéducateurs et psychoéducatrices viennent partager leurs expériences, leur réalité et leurs réflexions autour de différentes clientèles et thématiques.
Ensemble, on explore, on clarifie et on fait rayonner la psychoéducation.
[00:00:28] Speaker C: Aujourd'hui, nous recevons deux professeurs de l'Université de Sherbrooke. Dans cet épisode, on discute avec deux professionnels aux parcours différents et spécialisés dans des champs de pratiques variés.
Notre objectif est de vous aider à mieux comprendre les bases de la psychéducation et, si vous êtes en réflexion sur votre propre parcours, de vous apporter de potentielles pistes.
En premier, nous avons Isabelle Thibault, qui se spécialise en attitudes alimentaires et troubles alimentaires. Ses travaux portent sur ce qui contribue aux attitudes et comportements alimentaires problématiques chez les enfants et les adolescents, incluant des troubles comme l'anorexie mentale.
Et nous avons reçu Marie-Pier Vigneuve, qui se spécialise en délinquance et en intégration socio-communautaire. Pour sa part, ses travaux portent sur la façon dont les adolescents et les jeunes adultes qui présentent une délinquance grave et persistante arrivent à en sortir et à s'intégrer dans leur communauté.
Bonne écoute!
Bonjour.
Merci d'être avec nous, Marie-Pierre, Isabelle.
Premier épisode officiel pour notre balado co-construire.
Vous allez bien?
[00:01:48] Speaker D: Vous allez bien, merci. Ça va bien.
[00:01:49] Speaker C: Merci. Je pense que tu vas bien aussi.
[00:01:51] Speaker B: Ça va bien, merci.
[00:01:52] Speaker C: On commence tous nos épisodes de balado avec la même question, qui est une question très ouverte et qui laisse place à l'interprétation. Donc, on ne vous donne pas de pistes de réponse de ce qu'on veut. Si vous l'interprétez les deux de manière différente, c'est parfait, c'est ça qu'on veut, donc pourquoi la psychoéducation?
[00:02:15] Speaker D: Pourquoi la psychoéducation dans quel contexte?
Mais parce que c'est la plus belle profession au monde.
Et toi, Marthia?
[00:02:26] Speaker A: Moi, la psychoéducation est arrivée dans ma vie un petit peu plus tard.
J'ai une formation en psychologie et en travail social.
Donc, je suis arrivée dans l'univers de la psychoéducation comme professeure.
Donc, c'est vraiment la discipline de la psychoéducation que j'ai choisie durant mon parcours.
Pourquoi? Parce que je trouvais une belle niche pour développer mes projets de recherche, les questions auxquelles je m'intéresse, qui concernent la réhabilitation sociale, la réadaptation des personnes judiciarisées, qui rejoint les fondements même de la psychoéducation, la psychoéducation qui est née de l'internat, des pratiques de réadaptation auprès des adolescents qui avaient des difficultés de comportement.
Donc, c'est dans cette niche-là que je voyais bien comment je pouvais utiliser à la fois mon bagage en psycho, en travail social, pour venir me déployer et participer à la formation de futur psychoéducateur, psychoéducatrice, avec tout ce bagage-là derrière moi.
[00:03:34] Speaker D: Moi, ce que je trouve formidable avec Marc-Pierre, c'est qu'elle le dit toujours un peu avec une certaine gêne, la psychoéducation, tout ça, mais elle a un parcours diversifié. mais elle figure parmi les personnes que je côtoie régulièrement, qui a pas le mieux, parce que la plupart de mes collègues intègrent très bien la psychoéducation, mais elle a une très grande intégration des concepts de la psychoéducation, de l'essence même de la profession aussi, malgré que c'est une travailleuse sociale. Et moi, parfois, je la taquine avec ça. et elle le dit elle-même souvent, mais c'est vraiment, puis je trouve que ça montre bien à quel point la psychoéducation, c'est une profession, mais c'est aussi une discipline, et que c'est une, peu importe comment on le perçoit, tant comme profession que comme discipline, Ce n'est pas un vase clos, ce n'est pas quelque chose que les autres personnes professionnelles ne peuvent pas comprendre, ne peuvent pas intégrer, au contraire. Et ça va au-delà de la psychoéducation, de ce qu'on peut parfois penser que c'est. Souvent, quand je dis aux personnes étudiantes, c'est quoi la psychoéducation, particulièrement en première année de baccalauréat, ils vont répondre, c'est du vécu éducatif partagé. Et je dis, formidable, qu'est-ce que c'est d'autre que ça? Et je trouve que Mare-Pierre, dans l'intégration qu'elle a faite des fondements de la profession, c'est ça qu'elle est capable de démontrer lorsqu'elle parle de la psychoéducation.
[00:05:01] Speaker A: ce qui témoigne, je pense, la solidité justement des ancrages de la profession et de la discipline, dans sa spécificité, dans sa couleur, d'avoir explicité, d'avoir conceptualisé, d'avoir mis autant d'efforts à traduire le modèle psychoéducatif, fait en sorte qu'on peut se familiariser avec ce que c'est et qu'on peut faire des liens, même si on vient d'un parcours différent, qu'on a côtoyé des réalités différentes, on est capable de faire plusieurs liens très intéressants avec les fondements de la psychoéducation.
[00:05:38] Speaker D: Oui, puis, dans ta réponse, puis moi j'ai fait la blague en disant que c'est la plus belle profession au monde, t'sais, quand on en discute ensemble, des fois j'ai l'impression que c'est un peu la psychoéducation qui t'a choisi aussi, c'est-à-dire que c'est une série de hasards, un parcours professionnel, C'est le cas pour d'autres professionnels. Et même moi, j'ai fait bac, maîtrise, psychoéducation.
Après mon cégep, ça a été tout ça de la psychoéducation, mais moi aussi, c'est une série de hasards qui m'ont amenée là.
[00:06:02] Speaker B: Mais justement, on voulait savoir qu'est-ce qui vous a attiré à choisir cette profession-là ou cette discipline-là? Qu'est-ce qui fait que vous êtes devant nous aujourd'hui en représentant la psychoéducation?
[00:06:13] Speaker D: Est-ce qu'on représente la psychoéducation? Je ne suis pas certaine.
Je trouve que c'est un gros mandat, mais je pense qu'on représente notre vision de la psychoéducation aussi.
[00:06:23] Speaker B: Mais comment vous êtes atterrie en psychoéducation dans le fond?
[00:06:26] Speaker D: Moi, c'est grâce à, c'est vraiment bête, j'avais un emploi étudiant, j'étais au cégep, je me questionnais, je savais que je voulais faire de la relation d'aide, et un collègue de travail était en première année de psychoéducation, il avait hésité lui aussi entre psychologie et psychoéducation. On en a discuté ensemble, Et essentiellement, c'est à cause de lui. Puis c'est drôle parce que je le côtoie encore aujourd'hui, lui aussi, psychoéducateur encore aujourd'hui. Mais donc, c'est vraiment une série de hasards. Puis pourquoi ça a été peut-être psychoéducation versus psychologie versus travail social? Très sincèrement, Je ne le sais pas tant que ça.
C'est beaucoup de lui ce qu'il m'a dit, ça m'inspirait. Il aimait ses cours, il aimait sa formation.
Il me rapportait la notion très dynamique aussi de la profession, ce qui me plaisait, qui correspondait peut-être, je me retrouvais dans cette description-là.
Et c'est grâce à lui. Je pense que ce parcours-là n'est pas atypique, c'est-à-dire que j'ai un parcours très linéaire en psychoéducation, mais c'est un peu une série de hasards, puis c'est des rencontres, puis c'est des gens qui m'ont parlé de la profession.
[00:07:27] Speaker C: C'est un gros choix, le baccalauréat, quand tu te retrouves face à toutes ces professions en relation d'aide, qu'est-ce qui distingue. Au cégep, on n'est pas nécessairement énormément informé sur les différences, les possibilités, qu'est ce qui concorde le plus. Je trouve ça vraiment intéressant de se dire, c'est du bouche à oreille d'essayer de mieux comprendre la profession et de se lancer.
[00:07:50] Speaker D: Oui, puis le choix de carrière en soi est un choix difficile.
Et moi, je me replace dans le temps, c'est avec beaucoup de naïveté que j'ai choisi cette profession-là. Il y avait des considérations pratiques aussi, c'est-à-dire que c'est un programme notamment qui se donnait, moi je suis native de Sherbrooke, dans une université près de chez moi, il y avait toutes sortes de considérations. La vie fait souvent très bien les choses, c'est très cliché de le mentionner comme ça, mais je pense que ce parcours-là, C'est ce qu'on dit, c'est une série de hasards, d'événements qui orientent vers une profession. Ce n'est pas le propre de la psychoéducation. C'est le cas pour beaucoup, beaucoup de professions. Parce que si j'avais voulu m'en aller, à titre d'exemple, en physiothérapie, puis que j'avais cité entre physiothérapies puis kinésiologie, quelqu'un m'aurait parlé d'une profession plus que de l'autre, ça aurait probablement teinté mon choix.
[00:08:39] Speaker A: C'est vraiment aussi de se laisser porter, puis...
de voir comment chaque profession, chacune de nos expériences va nous guider dans un chemin ou dans un autre, d'un parcours plutôt linéaire.
C'est plutôt en fin de parcours, si on veut, académique, que je me suis retrouvée en psychoéducation, parce qu'à la fois, je retrouvais des éléments de ma formation en psychologie au baccalauréat, parce que je retrouvais une préoccupation pour tout ce qui est l'interaction entre l'individu, l'environnement, tout le modèle bioécologique. Je retrouvais des repères du travail social aussi en psychoéducation, puis une discipline qui me permettait de vraiment boucler tout ça, ramener tout ça ensemble, puis qui me permet aussi, dans sa grande polyvalence, de me développer dans le créneau plus de recherches, plein de belles possibilités d'enseignement aussi aux personnes étudiantes, d'infuser un peu ces enseignements-là de ce que je peux aller rechercher de la psychologie ou du travail social pour donner en quelque sorte un peu ma couleur au contenu qui est enseigné.
[00:09:54] Speaker C: C'est vraiment rassurant de vous écouter parce qu'après un an de propède, ce n'est pas encore 100 clair ce que c'est dans ma tête, la psychoéducation, où sont les limites.
Vous entendre que ça se construit au fur et à mesure des études, au fur et à mesure de l'expérience, ça me...
[00:10:15] Speaker D: C'est peut-être l'idée que nous avons toutes les deux aussi, que nous partageons, c'est que la psychoéducation, la conception qu'on vous partage aujourd'hui, je ne suis pas certaine que je vous aurais partagé la même il y a 10 ans.
Et ma perspective va certainement être légèrement différente dans 10 ans. C'est-à-dire que, bon j'enseigne un cours sur l'identité professionnelle, vous le savez, mais l'identité professionnelle et comprendre sa profession, c'est très très lié à l'identité personnelle aussi. Donc c'est assurément qu'il y a une évolution et c'est une merveilleuse nouvelle. que cette compréhension-là, cette perspective de notre profession évolue dans le temps, même si je sais bien que ça peut être insécurisant pour des personnes étudiantes, que ce soit après une année de propédeutique, au moment de s'inscrire en propédeutique, au moment de commencer un baccalauréat en psychoéducation aussi, il y a une certaine dose d'incertitude.
Mais mon point, c'est que c'est comme ça pour la majorité des formations.
Peu importe le type de niveau universitaire, un DEP, peu importe, il y a une part où on apprend ce que c'est en le faisant aussi.
[00:11:24] Speaker B: Puis on se demandait, l'idée justement, tu as commencé à en parler Isabelle, que vous aviez de la psychoéducation en commençant vos études ou en commençant votre parcours lié à la psychoéducation, comment ça a changé au fur et à mesure de votre carrière dans ce domaine-là?
C'est clairement pas la même définition que j'aurais donnée il y a 10 ans et dans 10 ans.
Justement, ça ressemble à quoi les changements idéologiques que vous avez eus là?
[00:11:54] Speaker A: Bien, c'est sûr que de mon côté, comme je l'ai plus appris sur le tort, c'est plus récent, donc c'est sûr que la compréhension que j'en avais de ce qui est véhiculé dans la société en général, je me rends compte que c'est peut-être plus polyvalent, plus diversifié que l'idée que je pouvais avoir initialement. D'apprendre toute la structure, la rigueur derrière le processus d'intervention, tous les repères, toutes les balises.
C'est sûr que pour ça, ça t'amène à voir la profession de façon différente quand tu plonges dans le contenu, dans tous les domaines de formation, tout ce qu'on va voir. C'est sûr que ça mène beaucoup plus à voir justement La psychoéducation peut venir en aide à tellement de clientèles variées, au-delà de l'image qu'on peut avoir que c'est en milieu scolaire ou en centre de jeunesse.
[00:12:53] Speaker B: Oui, c'est ça, c'est vraiment le fun que tu en parles parce que c'est une des missions du balado entre autres.
d'amener au grand public des discussions par rapport à la psychoéducation, parce que justement, la psychologie, c'est partout.
Il y a des balados et des balados à pu finir de psychologie, des livres, des manuels, des émissions, etc.
Mais la psychoéducation, on dirait que...
pour le grand public en général, c'est justement dans les écoles, surtout les écoles primaires, on dirait même.
Puis quand j'ai commencé à en parler avec mon entourage, que j'étudiais là-dedans, etc. «Ah, donc tu vas travailler dans les écoles. Il y a éducation dans le mot.» Il me semble que c'est évident que
[00:13:31] Speaker A: c'est dans les écoles et je trouve
[00:13:33] Speaker B: ça intéressant que même toi, ça a changé et que ça a évolué parce que le but du balado, c'est d'amener un peu cette réflexion-là au grand public aussi aux futurs étudiants en psychoéducation, etc., de montrer les différentes possibilités et la polyvalence de la psychoéducation.
[00:13:49] Speaker A: Pour rejoindre un peu ce que tu disais, je pense qu'il faut rester ouvert à ce qu'est la psychoéducation, puis comprendre que la psychoéducation en termes de discipline dans laquelle vous êtes formés versus comment vous allez l'actualiser au quotidien, dans vos milieux, dans vos interactions avec vos collègues de travail, dans les équipes multidisciplinaires, apprécier en fait toutes les couleurs que peuvent revêtir la psychoéducation, puis comment elle peut se déployer. Fait qu'il faut rester vraiment ouvert à ça pour comprendre ce que c'est, puis de jouer, vous jouer un rôle actif, nous jouer un rôle actifs dans la co-construction justement de ce qu'est la psychoéducation aujourd'hui, de ce qu'elle sera dans le futur également.
[00:14:29] Speaker D: Il y a tout un enjeu dans ce que tu nommes sur la reconnaissance de la profession.
J'aime bien, je pense que vous le savez peut-être, mais remettre en contexte les choses, c'est une profession qui est relativement jeune comparativement à d'autres professions.
C'est une profession aussi unique au Québec, on le sait bien, mais qui témoigne de la culture québécoise aussi, de l'influence que le clergé a eue et tout ça.
et donc versus la psychologie, parce que tu l'as nommé, ou le travail social, il y en a dans d'autres pays, c'est plus répandu et tout.
Donc, il y a tous ces enjeux-là sur la reconnaissance.
Ceci étant dit, Pour le grand public, je pense que oui, la réaction c'est drôle, ça me fait beaucoup rire parce que moi je suis une vieille personne, mais j'ai eu la même réaction quand moi j'ai commencé à étudier en psychoéducation au BAC. Je me faisais dire, ah oui c'est avec des enfants dans les écoles. Oui, mais pas que.
Et il y a eu une grande, grande évolution de cette diversité-là, de cette polyvalence-là au fil des années.
Mais aussi, moi je me ramène à les clients, ce qu'ils veulent, c'est de l'aide.
Et très sincèrement, qu'on soit une psychoéducateur ou une psychoéducatrice, qu'on soit une personne psychologue, une personne travailleur social, les gens font peu la différence et c'est pas si grave. Vous comprenez? C'est comme si la reconnaissance de la profession, c'est beaucoup l'identité professionnelle et c'est beaucoup chez les personnes psychoéducateurs et psychoéducatrices que c'est un enjeu. Parce que pour la clientèle, pour eux, Tout ce qu'ils veulent, c'est recevoir des services. Puis moi, ça m'est arrivé régulièrement, en pratique, que les jeunes me disent, «Ah oui, mais toi, t'es ma psy.» Bon, c'est pas grave, je suis la psycho-aide, là. Mais vous comprenez, c'est comme, pour eux, c'est une relation d'aide qui s'est établie. Et quand tu parles des fondements, fondamentalement, la psycho-éducation, c'est de la relation d'aide.
Et c'est qu'elle a un terme et des spécificités qui réfèrent beaucoup à notre contexte culturel québécois aussi.
Mais essentiellement, on est des gens-là. Et l'angle avec lequel on le fait, les approches, les cadres sur lesquels on s'appuie sont légèrement différents, mais ne sont pas non plus complètement opposés aux autres professions en relation d'aide. Ce qu'on fait n'est pas complètement différent de ce que font les psychologues, les travailleurs sociaux, et même à la limite de ce que fait Je vais expliquer ensuite. Mais essentiellement, ce que fait un médecin de famille dans son suivi, dans son bureau avec ses patients, c'est de la relation d'aide aussi. C'est tout simplement que lui, son ou elle, l'angle, c'est la santé médicale, physique. Nous, c'est l'adaptation. Mais essentiellement, c'est la relation d'aide.
[00:17:07] Speaker C: Là, on parle qu'à un certain point, toutes ces professions de relations d'aide vont s'entrecroiser, mais est-ce qu'il y a des contextes où on se dit que le psychoticateur va agir de cette façon-là alors que les autres professionnels de relations d'aide ne feraient pas ça?
[00:17:28] Speaker D: Je pense que ça, si t'es d'accord, ça nous ramène à c'est quoi les caractéristiques de la profession ou des personnes professionnelles en psychoéducation. Qu'est-ce qu'on remarque, nous, t'es-tu d'accord?
[00:17:39] Speaker A: Oui, 100%, parce que peut-être qu'on va s'y prendre un peu différemment dans l'intervention. On va l'analyser un peu différemment.
Donc, peut-être que nos choix vont être différents. On ne se lancera pas dans la thérapie nécessairement, mais on peut arriver à des finalités similaires.
[00:17:57] Speaker D: Oui, puis l'usage, le terme thérapie, à quoi ils réfèrent et tout ça, les ergothérapeutes vont dire sans aucune préoccupation qu'ils font de la thérapie, c'est effectivement ce qu'ils font. Donc là, on n'est peut-être pas là parce que c'est un terrain qui n'est pas glissant, mais la façon d'intervenir va être différente.
Mais sinon, pour toi, c'est quoi une personne psychoéducatrice?
[00:18:20] Speaker C: Sinon, je peux changer ma question?
[00:18:21] Speaker D: Est-ce qu'il y a quelque chose qui
[00:18:22] Speaker C: rend unique la psychoéducation versus les autres professions?
[00:18:26] Speaker A: Je pense que t'es bien placée pour répondre.
Souvent, quand je l'ai abordée avec des personnes en début de parcours en psychoéducation, pour moi, ce qui me marque, c'est toute la question de la créativité en psychoéducation.
Dans le sens où, on dispose d'un modèle d'intervention très clair, bien opérationnalisé, bien structuré. On va s'appuyer sur des données probantes, on va s'inspirer de ça. Mais au final, je trouve qu'en psychoéducation, tous les outils sont là pour inspirer le développement d'interventions, créer des activités, mettre en place De différentes façons, on peut sortir de la boîte. On a tous les outils pour sortir de la boîne et trouver une façon de faire en sorte que ce qu'on va proposer à la personne, à la famille ou au groupe à qui on veut venir en aide, trouver une façon que ce soit adapté à leur réalité, à leur situation, à leur contexte, et que de cette façon-là, on va réussir à créer l'étincelle, créer le changement.
Ici et maintenant, on va leur proposer quelque chose. Je pense que c'est beaucoup cette créativité-là, cette flexibilité-là, cette capacité-là à un peu exercer vraiment un leadership collaboratif aussi avec les différentes équipes.
[00:19:59] Speaker D: Oui, puis dans la créativité, parce qu'on en a déjà discuté, toi et moi, on ne réfère pas au sens artistique.
On réfère vraiment à…
[00:20:06] Speaker A: Oui, puis je le souligne parce que
[00:20:07] Speaker D: c'est important, puis j'en ai parlé en classe, probablement, c'est pour ça que vous réagissez, mais la créativité c'est de la résolution de problèmes, fondamentalement. Donc, trouver des stratégies différentes. Si je l'illustre concrètement, ce que tu viens de dire, On travaille avec la clientèle, la clientèle peu importe qui elle est, c'est-à-dire que ça peut être autant en rôle conseil, donc pour reprendre l'exemple classique d'avec un enseignant parce que les psychologues travaillent dans les écoles.
On est en rôle conseil avec une personne enseignante ou on est en intervention directe avec un enfant parce qu'on travaille avec des enfants. Mais donc, si on a proposé quelque chose, on a notre plan d'intervention, on travaille des choses, on se rend compte que ce qu'on avait prévu ne fonctionne pas. Rapidement trouver autre chose, une autre façon d'actualiser le travail qu'on fait avec les clients pour atteindre l'objectif d'intervention. C'est ça, être créatif. Donc, on avait un programme probant qu'on voulait appliquer. On se rend compte que ça ne fonctionne pas, que ce n'est pas adéquat. Qu'est-ce qu'on fait?
Je pense que cette créativité-là, elle est très psychoéducative. Ceci étant dit, On n'est pas en train de dire que les autres professions n'ont pas cette créativité-là. Mais on pense que ça nous caractérise très fortement. Tu as parlé de leadership collaboratif aussi.
[00:21:14] Speaker A: Ça ne veut pas dire que d'autres professions n'exercent pas ce leadership-là. C'est vraiment de dire, Je trouve que la structure qui est enseignée, qui est apprise, qui est la marque, cet ancrage théorique-là, le modèle de la structure d'ensemble, c'est enseigné en psychoéducation, c'est propre à la psychoéducation, donne vraiment des assises très solides qui peuvent soutenir à la fois le développement de programmes ou de services, de quelque chose de très, très, très complexe et élaboré, comme une activité qu'on va faire ici et maintenant.
Et c'est toute cette capacité-là à s'adapter sur le champ.
où le modèle devient tellement intégré que spontanément si on se retrouve dans une situation et je dois réagir maintenant à ce qui se passe devant moi, automatiquement le schéma d'analyse va s'activer puis on va considérer on est dans quel espace, c'est quoi mes possibilités, comment la personne se sent dans ce contexte-ci, j'ai combien de temps.
Donc toutes ces considérations-là automatiquement vont vont venir à l'esprit et vont soutenir l'adaptation du psychoducateur ou de la psychoducatrice à sa situation pour être capable de s'ajuster en cours de route. Pour moi, ces repères-là sont très précieux à la profession.
Ce qui fait que tout le processus d'intervention est similaire d'une profession à l'autre. On évalue, on fait une hypothèse, on prépare une intervention.
Mais j'ai l'impression qu'en plus de toutes les questions, ce que j'ai remarqué, c'est toute la...
La rigueur des processus.
[00:22:54] Speaker D: La rigueur du processus et le fait que la structure d'ensemble, qui est quand même une des assises fondamentales de la profession, est mobilisée à chacune des étapes du processus aussi.
[00:23:03] Speaker A: Oui, 100%. Je trouve que cette rigueur-là, toute l'utilisation d'instruments, d'outils standardisés ou non, toute cette préoccupation-là.
[00:23:15] Speaker D: Pour les moyens aussi.
[00:23:16] Speaker A: Pour les moyens d'intervention aussi. Je trouve que ça, pour moi, c'est une différence.
Encore une fois, ça ne veut pas dire que les autres professions ne le font pas, mais l'importance qu'on accorde à ces éléments-là. La musculation, pour moi, devenait quelque chose de distinctif.
Ce qui m'a marquée aussi beaucoup, c'est l'importance accordée à l'observation.
[00:23:39] Speaker C: On l'a beaucoup vu cette année.
[00:23:41] Speaker A: Vous l'avez vu beaucoup, un cours de trois crédits sur l'observation.
Je pense que ce n'est pas quelque chose qu'on retrouve nécessairement dans d'autres profession en relation d'être, tout l'accent qui est mis là-dessus, puis ça, ça m'a toujours beaucoup fascinée.—
[00:23:59] Speaker D: Oui, mais c'est toute l'information qu'on est capable d'aller chercher à travers l'observation et à quel point... parce qu'une des choses qui parfois, moi, peut m'irriter, c'est quand j'entends les personnes dire «Ah, mais les psychoéducateurs, ça travaille sur le comportement. Ce qui mérite là-dedans, c'est pas que c'est pas vrai,» mais c'est comme si ça se limitait à ça. Alors que la psychoéducation, on intervient sur le comportement, mais le comportement comme porte d'entrée pour comprendre qu'est-ce qu'il y a derrière le comportement, pour faire une analyse clinique approfondie, et c'est même dans les balises de notre ombre professionnelle, mais c'est la fonction du comportement.
est en vrai peu importe le cadre de référence. Donc le comportement est une fonction qu'on soit en systémique, en cognitivo-comportemental, peu importe.
Et ce qui nous permet de passer par ce comportement-là, c'est la capacité à l'observer, à bien décoder, à bien voir ce qui se passe avant, après, notamment les faits d'observation qui font toujours un peu réagir Marie-Pierre.
[00:25:01] Speaker A: C'est juste que moi, les premières fois où j'ai vu le Canva pour consigner les faits d'observation, je trouvais ça complètement fascinant. L'observation, je le voyais plus comme chercheuse.
Bon, différentes approches, mais de voir la rigueur derrière le processus, du fait d'observation. Est-ce que tu peux expliquer pour les
[00:25:21] Speaker D: gens qui ne le savent pas, c'est
[00:25:22] Speaker A: quoi un fait d'observation?
[00:25:23] Speaker B: De quel canneau on parle? C'est quoi le type d'information qu'on retrouve là-dedans?
[00:25:27] Speaker A: En fait, ça parle d'observation d'un comportement. On va comme un peu retracer la séquence de le comportement que j'ai observé.
qu'est-ce qui est venu avant? C'était quoi l'intervention qui a été faite, qui a pu provoquer ce comportement-là? Puis avant ça, l'intervention a été faite en réponse à quel comportement?
[00:25:49] Speaker D: Isabelle, corrige-moi, c'est... Non, c'est correct, mais c'est drôle parce que les... Je préciserais que l'intervention n'est pas nécessairement l'intervention d'un intervenant.
Et c'est que dans la grille qui est utilisée dans le cadre de nos cours, nous, c'est quand même une grille que c'est pas nous qui l'avons faite. Je veux juste dire que c'est pas notre responsabilité. C'est dans un livre de la collection psycho-éducation chez Béliveau sur l'observation psycho-éducative, un livre qui est merveilleux, qui est très bien fait par des collègues.
Et donc, les cases dans la grille sont nommées parfois un peu drôlement comme intervention. Ça peut laisser sous-entendre que c'est de l'intervention d'un intervenant. Mais non, c'est juste, tu l'as bien dit, la séquence des comportements. C'est quoi le contexte? Qu'est-ce qui se passe? Sinon, qu'est-ce qui a été dit? Qu'est ce qui arrive après? Qu'est ce qui arrive après? Donc c'est vraiment une suite de comportements qui se produisent. Et l'objectif de ça, c'est qu'un fait en soi est très peu utile.
Un fait d'observation, ça en prend plusieurs.
Mais dans la réalité, peu de personnes psychoéducatrices font réellement des faits d'observation une fois qu'elles sont en pratique professionnelle. Mais comme la structure d'ensemble, c'est que ça devient un outil très intégré qui permet de comprendre et d'apporter une grande attention à observer les comportements des personnes pour ensuite se servir de ces observations-là pour faire une analyse clinique et mettre des hypothèses de compréhension.
Donc, c'est pour ça que c'est très important, puis ça témoigne de toute la place accordée à l'observation.
comme préalable à l'évaluation. C'est comme si nous, on se sert beaucoup, beaucoup de ce qui se passe ici maintenant pour évaluer et donc essayer de comprendre les difficultés d'adaptation de la personne.
[00:27:28] Speaker B: Et voilà.
[00:27:29] Speaker A: Il y a une autre caractéristique que
[00:27:30] Speaker D: t'as nommée, je veux reprendre, Marc-Pierre était d'accord avec moi, mais c'est sur le leadership collaboratif parce que j'aime ça, je trouve ça beau comment tu le nommes.
Marc-Pierre est inflaté.
[00:27:40] Speaker A: Non, mais c'est pas de moi. Mes expériences antérieures m'ont introduit à ce concept-là.
[00:27:48] Speaker D: Mais je pense qu'il y a quelque chose, je l'ai nommé tout à l'heure, le dynamisme, le leadership en psychoéducation, qui va s'articuler de façon propre à chaque personne en fonction des caractéristiques de la personne, de son identité personnelle.
Avoir du leadership ne veut pas dire être extraverti. Pour moi, c'est important de le préciser.
Quelqu'un de plutôt introverti peut avoir un grand leadership.
Quelqu'un de plutôt introverti peut être capable aussi de faire preuve d'un grand dynamisme. Ce à quoi on réfère, tu devrais rester d'accord avec moi, mais c'est la capacité de s'affirmer, de prendre sa place, de faire valoir sa compréhension d'une situation, de faire valoir les besoins d'un client, peu importe le contexte. Donc, que ce soit auprès d'un juge quand on travaille en protection de la jeunesse, auprès des avocats, que ce soit dans une rencontre multi, parce qu'il y a plein de professionnels autour de la table, puis nous, on est le porteur du dossier de notre client, c'est nous qui allons exprimer les besoins de notre client. que ce soit auprès de clients directement, avec des parents ou avec des adultes, donc vraiment cette capacité-là à prendre position, à s'affirmer, mais aussi à travailler en équipe avec toutes ces personnes-là, ne pas se positionner en expert, mais plutôt se baser sur le vécu, les caractéristiques des personnes pour proposer notre expertise, et c'est ça aussi du leadership collaboratif.
[00:29:14] Speaker A: 100 d'accord.
[00:29:15] Speaker C: Je trouve dans vos réponses, oui vraiment, je trouve qu'on voit tellement dans les dernières réponses comment la recherche puis l'intervention viennent se mélanger en psychoéducation, puis c'est difficile de se dire, je ne fais qu'un ou que l'autre, ou corrigez-moi si ce n'est pas ça, mais j'ai l'impression que les deux domaines en psychoéducation vont de soi ensemble. Je trouve que dans vos réponses, vous avez vraiment mis de l'avant que c'est une profession qui touche autant l'intervention que la recherche.
[00:29:44] Speaker A: Je trouve ça intéressant, ton commentaire, Angélique, parce que moi, c'est beaucoup comme ça que j'essaie de l'enseigner un peu, l'intervention, ou quand j'enseigne plus en recherche, de faire des parallèles entre le processus scientifique et le processus d'intervention qui, selon moi, sont quand même assez...
[00:29:58] Speaker D: Très similaires.
[00:30:00] Speaker A: Très, très, très similaires, en fait.
Puis aussi, ça permet... C'est une des choses qui m'a attirée beaucoup en psychoéducation, c'est tout le volet évaluation, tout le volet conception et évaluation de programmes. Ça, je trouve ça fort intéressant.
Donc, d'avoir, de contribuer à ma façon à former des futurs psychoéducateurs, psychoéducatrices, dans réfléchir, structurer, imaginer des programmes.
Mais aussi, pour moi, c'est important de faire une recherche, de la recherche qui est très centrée sur des besoins actuels de la population, contribuer à l'amélioration des services. Donc, ça passe beaucoup, je pense, par l'évaluation de programmes notamment, qui est aussi...
une marque que je trouve intéressante de la psychoéducation, cet intérêt-là pour... Justement, on peut développer des programmes, on est très outillés aussi en recherche pour évaluer ces programmes-là, voir comment ça a été implanté, c'est quoi les effets, c'est quoi les retombées.
Donc ça aussi, je trouve que c'est... Ça fait effectivement partie, je trouve, de façon indissociable de psychoéducation, recherche, intervention, effectivement.
deux éléments très soudés, très proches.
[00:31:10] Speaker D: Oui, puis là, je vais vous amener ailleurs, mais je vais quand même rebondir sur ce que Marc-Pierre vient de mentionner, mais quand je t'entends, encore une fois, ta formation initiale n'est pas en psychoéducation.
Mon point n'est pas d'insister là-dessus, mais plutôt de dire à quel point Souvent, on essaie de circonscrire la psychoéducation dans une case. C'est ça, la psychoéducation. Tout à l'heure, l'une de vos questions était qu'est-ce qui a le plus changé dans votre perspective, parce que je disais que ça avait évolué.
Je pense que c'est cette notion-là, justement, de...
Souvent, on essaie de rentrer. Vraiment, c'est ça la psychoéducation. Puis Marc-Pierre, tu l'as dit tout à l'heure, la psychoéducation, c'est très polyvalent, c'est large.
Et en t'entendant, ce que je me disais, c'est quand même formidable qu'une personne qui a un parcours initial différent arrive à remarquer toutes ces différences-là. Et on sait dans la recherche sur l'identité professionnelle, peu importe la profession, que souvent c'est en se confrontant à d'autres professions qu'on développe notre propre identité professionnelle. C'est ça qui nous permet de voir les écarts, les différences. et de mieux comprendre notre profession.
Moi, il y a des choses que tu dis que je ne serais pas capable de remarquer. La notion d'évaluation de programme, ça fait partie de ma formation initiale. Donc, je l'ai toujours considéré. Mais là, quand Marc-Pierre l'a pas, il y a quand même une caractéristique, une spécificité.
Mon point ici étant de dire, Je reprends les mots d'une personne étudiante de cette année qui m'a dit, j'ai réalisé qu'il y a un pluralisme identitaire en psychoéducation et je suis entièrement d'accord avec elle. Et on arrive à le cerner beaucoup en étant curieux des autres professions plutôt qu'en voulant rentrer dans une case ou en étant juste centré sur qu'est-ce que c'est la psychoéducation et qu'est- ce que ce n'est pas.
[00:32:59] Speaker B: Absolument.
[00:33:00] Speaker C: Justement, en parlant de polyvalence de la profession, est-ce que, rapidement, vous avez une idée de milieux qui sont moins connus? Est-ce qu'il y a des psychodicateurs qu'on ne pense pas et qu'on dit, mon Dieu, il faudrait savoir qu'il y ait des psychodicateurs qui travaillent dans ce genre de milieu-là?
[00:33:17] Speaker A: Ça m'amène peut-être à te relancer la question, des personnes formées en psychoéducation qui travaillent mais qui n'ont pas nécessairement le titre professionnel, parce qu'il y a ça aussi.
On a des personnes formées en psychoéducation qui peuvent travailler dans les services correctionnels, en psychiatrie légale, dans les...
dans les centres hospitaliers, avec les personnes âgées, mais ils n'auront pas nécessairement le titre d'emploi de psychoéducateurs ou de psychoéducatrices.
[00:33:46] Speaker D: C'est un excellent point ça, et il faut comprendre que c'est fondamentalement administratif, cette notion-là.
[00:33:52] Speaker B: Parce qu'ils portent dans le fond, dans leur identité professionnelle, quand même une partie de la psychoéducation par leur formation.
[00:33:59] Speaker D: Certainement, ils sont des psychoéducateurs et des psychoéducatrices en exercice, mais le titre d'emploi n'est pas psychoéducateur et psychoéducatrice, pour des raisons administratives, de dire, bien, ayons des appellations plus larges, comme... Oui, comme agent de relations humaines, mais ce qui leur permet à ces milieux-là, avec raison, d'embaucher des personnes professionnelles issues de différentes formations. Parce qu'il y a différents professionnels qui sont en mesure de faire ce travail-là, de faire ces tâches-là, chacune avec leur langue différente, mais qui vont être complémentaires.
Donc, le titre de psychoéducateur, psychoéducatrice, le titre d'emploi est assez peu fréquent. Et là, Je ne suis pas certaine que c'est toujours un enjeu en soi.
[00:34:46] Speaker A: C'est ça, c'est pour ça que j'ai dit, peut-être qu'il y a des psychoéducatrices en exercice dans plein de milieux, mais qu'effectivement, on ne le sait pas parce que ce n'est pas leur titre d'emploi.
[00:34:56] Speaker B: C'est un peu caché derrière un titre différent.
[00:34:58] Speaker A: C'est ça, au même titre où souvent, ça me fait penser à la protection de la jeunesse. Souvent, les gens disent que ma TS, mon TS, mais ce n'est pas nécessairement Une travailleuse sociale ou un travailleur social, c'est juste qu'on a associé dans l'imaginaire collectif que les travailleurs sociaux, c'est en protection de la jeunesse qu'on les trouve.
Je pense qu'il y a des personnes psychoéducatrices conformes, je les vois très bien. Il y en a qui vont travailler en centre de réadaptation en dépendance, il y en a qui vont travailler effectivement à la protection de la jeunesse, peuvent travailler en délinquance, en milieu carcéral.
[00:35:27] Speaker D: Et la profession, elle a évolué.
Donc, oui, beaucoup, beaucoup de protection de la jeunesse. On faisait la blague au début de l'épisode avec le milieu scolaire primaire.
Donc, ça s'est déployé au milieu scolaire secondaire, scolarisation aux adultes aussi.
Oui, en centre jeunesse, assurément.
Moi, quand... J'ai commencé ma formation, il n'y avait pas de psychoéducateurs, psychoéducatrices, ou très très peu dans les hôpitaux. Il y en a de plus en plus. Il y en de plus en plus en santé mentale, auprès des aînés aussi, de plus en plus en pratiques privées, milieu carcéral a été nommé, santé mentale, le milieu communautaire aussi, il y en a beaucoup.
[00:36:04] Speaker A: Donc, ça va beaucoup dépendre de l'organisation des services et des choix qui vont être faits. Donc, je pense que le message, c'est plus de se dire, avec ma formation en psychoéducation, plusieurs milieux me sont offerts et c'est possible que je ne postule pas nécessairement uniquement sur des postes de psychoéducateurs, psychoéducatrices.
mais je peux trouver ma place dans une panoplie de milieux d'intervention avec des populations variées de zéro à… il n'y a pas de fin de tranche d'âge.
[00:36:41] Speaker D: Et c'est que les psychoéducateurs et les psychoéducatrices font leur place peu à peu dans ces milieux-là. Donc, c'est encore une profession qui est en développement.
Traditionnellement, on retrouve beaucoup, beaucoup les personnes psychoéducatrices dans le réseau de la santé et services sociaux, si on l'appelle ainsi.
Mais ça vient, j'ai l'impression aussi, de la base de notre formation.
de notre formation où on travaillait en internant.
Vous comprenez, c'était fondamentalement le réseau de la santé et services sociaux aussi à cette époque-là. Et donc, il y a toutes sortes de contextes sociétaux, j'ai envie de dire, qui ont amené la profession à se développer. sortir de ce milieu-là. Le milieu scolaire primaire, c'est que ça a été principalement le deuxième milieu d'exercice en psychoéducation. Avec le temps, ça s'est diversifié. Je pense que le message, c'est aussi de dire, mais ce n'est pas parce qu'il n'y a pas une personne qui porte le titre de psychoéducateur ou de psychoéducatrice dans un milieu qu'il n y en a pas ou qu'il n a pas de place pour en avoir. Parce que souvent, ça réfère à des historiques d'institutions, de milieux aussi, qui traditionnellement embauchaient certains types de professionnels. Parfois, c'est parce qu'il y a une université qui formait ces professionnels-là et pas d'autres professionnels. Il y a toutes sortes de choses qui expliquent ces cultures-là.
Mais il y a de la place pour la psychoéducation. Et c'est comme ça que la psychoéducation fait sa place aussi dans une variété de milieux.
[00:38:03] Speaker B: Je ferais du pouce sur ce que tu es en train de dire. Comment le rôle des psycho-aides va évoluer selon vous dans les prochaines années? Tu disais, en ce moment, on prend des emplois où ce n'est pas nécessairement le titre psycho-aide, etc. Est-ce qu'on va tranquillement faire plus de place? Est-ce que c'est que ça va être plus reconnu que des psycho-aides, mais qu'on ne les appelle pas nécessairement comme ça, etc.? Comment vous voyez ça?
Parce qu'on est passé, comme tu disais Isabelle, de l'internat à aujourd'hui. Je veux dire, quand on travaillait en internat à aujourd'hui, ou on travaille dans une panoplie de milieux, comment ça va continuer à évoluer tout ça?
[00:38:41] Speaker D: Une des choses qui... Marc-Pierre m'a fait des gros yeux.
Mais une des choses qui m'est venue tout à l'heure aussi, où on retrouve des personnes psychoéducateurs, psychoéducatrices, c'est beaucoup dans les rôles de gestionnaire aussi dans le réseau.
Donc beaucoup, beaucoup au fil de leurs pratiques vont prendre des fonctions, que je dirais administratives, mais de gestion d'équipe. de déploiement, on va voir beaucoup les APPR, les agents en planification, en programmation, en recherche, je ne suis pas certaine, je l'ai dit dans le bon ordre, ou des spécialistes en activité clinique. Donc la psychoéducation, avec le temps, leur rôle conseil a pris une place de plus en plus importante, soit dans des rôles qui sont entièrement dédiés à ça, ou encore dans des rôles où il y a une portion qui est intervention directe auprès de la clientèle, et une autre portion qui est rôle conseil.
Assurément, le rôle conseil va continuer à prendre de la place. Ceci, on le voit dans les dernières années, ce n'est qu'un augmentation.
[00:39:35] Speaker B: Quand tu dis rôle conseil, nous on sait qu'on parle, mais pour le grand public, un psychoède, une psychoède qui travaille en rôle conseil, on les voit.
[00:39:42] Speaker D: ou ils font quoi? En fait, du rôle de conseil, fondamentalement, c'est que le psychoéducateur ou la psychoéducatrice, son angle, ce n'est pas le client en difficulté, c'est l'équipe ou les personnes qui interviennent auprès de cette personne-là. Donc, il soutient les équipes ou les intervenants ou les autres professionnels, par exemple l'enseignante au primaire qui a un enfant avec des défis dans sa classe, Le psychoéducateur ou la psychoéducatrice n'interviendront pas nécessairement directement auprès de l'enfant, mais plutôt auprès de l'enseignant pour l'aider à mieux ou accompagner différemment cet enfant-là. C'est ça du rôle conseil.
[00:40:21] Speaker B: Dans quels emplois le psycho-aide ne fait que du rôle conseil?
[00:40:24] Speaker D: On pourrait penser notamment à quand il y a des postes de spécialistes en activité clinique.
Et je ne suis pas en train de dire qu'ils ne voient pas la clientèle. Parfois, ils vont la voir dans des rencontres. Un exemple typique, c'est en centre jeunesse où il y a le spécialiste en activité clinique. qui va prendre des décisions sur les orientations pour le jeune et tout ça, mais qui est là en soutien aux intervenants. Sinon, beaucoup les agents de programmation, planification, recherche, ce qu'on appelle dans le jargon les APPR, qui eux vont être responsables du déploiement de programmation, donc des fameux programmes dont Mère-Pierre parlait tout à l'heure. ou de modalité d'intervention, ou qui vont avoir des rôles aussi de recherche ou d'analyse des processus et tout ça. Donc, eux souvent sont très peu en contact direct avec la clientèle et sont vraiment plus en soutien aux équipes d'intervenants de différents horizons. Ce que je trouve important de mentionner ici, c'est que souvent, les personnes étudiantes qui commencent une formation en psychoéducation, c'est qu'elles veulent s'intervenir auprès de la clientèle. Elles veulent faire de la relation d'aide.
Et c'est comme si l'idée du rôle conseil est peu séduisante parfois à prime abord, mais qu'il ne faut pas négliger que c'est de la relation d'aide aussi. Et souvent, c'est avec le temps que ce qu'on voit nous, c'est nos anciennes étudiants ou nos anciennes étudiantes qui sont dans ces rôles-là, qui trouvent vraiment leur compte et qu'elles réalisent que c'est juste que la portée de leur action est différente.
L'objectif demeure le même, aider la clientèle en difficulté, mais elle passe par d'autres façons.
Donc, est-ce que ça répond? Oui?
Donc, je pense que le rôle conseil va prendre de plus en plus de place. Puis moi, je pense que, bon, le réseau de la santé et des services sociaux actuellement, il y a des caractéristiques particulières. Ça peut être difficile, le contexte n'est pas facile, mais je pense que souvent la psychoéducation, On a tiré profit de ce déséquilibre-là.
Ça l'a permis de développer des nouvelles opportunités pour la profession. Puis l'exemple qui me vient spontanément, c'est le développement de la pratique privée en psychoéducation. Depuis quelques années, c'est très, très fort. Ça a pris une place importante. Tant mieux, ça vise à répondre aux besoins de la clientèle d'abord et avant tout.
Mais il y a 15 ans, on ne retrouvait pratiquement pas de psychoéducateurs et de psychoéducatrices en pratique privée. Donc je pense que ça, ça va devenir de plus en plus d'actualité. Plus il y a de modèles aussi, plus il y a du développement.
As-tu d'autres idées?
[00:42:54] Speaker A: Je pense que ça va aller aussi là où nous, comme profs, comme chercheurs, les zones, les sphères qu'on va ouvrir et qu'on va continuer d'être démocratisés ou de faire valoir la place de la psychoéducation, Là, je pense qu'on va aussi pouvoir tirer notre épingle du jeu.
L'expertise de chacun va nous amener à développer certains créneaux.
[00:43:24] Speaker D: C'est intéressant, ça passe aussi par la recherche. Je reviens sur ce que tu disais tout à l'heure. Je vais prendre mon exemple très personnel.
Des psychoéducateurs, psychoéducatrices en troubles des conduites alimentaires, il y a 15 ans, il y en avait peu.
Il y en a de plus en plus. Puis là, je pense à une collègue qui a une formation de psy, mais qui a été embauchée dans un département de psychoéducation d'une autre université aussi. Donc, c'est avec la recherche également qu'on contribue dans une certaine mesure à faire la place à la profession dans d'autres domaines d'intérêt aussi.
[00:43:58] Speaker A: Ça passe aussi, je pense que votre balado c'est qu'on construit la psychoéducation, il y a une part aussi d'où les futurs psychoéducateurs, psychoéducatrices vont vouloir aller, dans le sens où on parlait de la pratique privée.
Il y en a plusieurs qui, au sortir de leur formation, ont développé cet intérêt-là pour vulgariser certaines informations, rendre du contenu disponible de différentes façons.
Donc, il y a aussi de voir où la relève va vouloir aller, où la relève va vouloir s'implanter et faire rayonner la profession.
Dans le cadre de votre formation, on vous donne tout plein d'outils, puis rendu sur le marché du travail, au terme de votre formation, une fois que vous avez votre permis d'exercice, comment vous voulez faire faire votre marque, apporter votre contribution.
On parlait de la créativité en psycho-éducation.
Il y a une part aussi qui revient à la Relève, de s'impliquer là-dedans et de voir comment on veut faire évoluer la psycho-éducation.
[00:45:08] Speaker B: Mais parlons-en de la Relève. C'est quoi, selon vous, des opportunités ou des défis que la Relève a? Par exemple, nos cohortes qui sortent, qui s'en vont sur le marché du travail versus Quand vous, vous êtes sorti de vos études puis vous êtes rentré sur le marché du travail, est-ce que vous pensez à des opportunités différentes, des défis différents?
[00:45:31] Speaker D: Je pense que chaque génération qui sort est confrontée à des défis particuliers et que tout ça est toujours indépendant de la formation universitaire parce que c'est un contexte culturel, sociétal dans lequel ça s'inscrit.
En travail social, il y a une forte préoccupation, une part de la formation qui est au niveau des lois, des règlements, des politiques sociales aussi.
En psychoéducation, on est moins formé à ça, mais fondamentalement, ça influence l'exercice de la profession. On a juste à penser à il n'y a pas si longtemps, tout le code des professions, les actes réservés, tout ça. Et c'est des choses qui sont un peu difficiles à prévoir que ça va survenir, parce que ça s'inscrit dans des contextes, ça s'inscrit dans des volontés politiques aussi. Donc, il y a vraiment différents éléments influence ces contextes-là, et c'est là que la profession se déploie. Donc, c'est un peu difficile de prédire les défis. On sait que vous allez être en plein emploi.
Ça, c'est pas un enjeu.
Vous le savez aussi.
Mais ce qui était très différent il n'y a pas si longtemps.
On sait aussi que les formations en psychoéducation font partie des priorités ministérielles du ministère de l'Enseignement supérieur pour répondre à des besoins de main-d'œuvre. Donc, il y a des efforts qui sont mis aussi pour le développement de ces formations-là, pour s'assurer de former des personnes aussi professionnelles ayant des compétences, de qualité, tout ça. Donc, il a ça. Il y a des travaux, le gouvernement est toujours aussi impliqué dans le développement des professions d'une certaine façon.
Parfois c'est pour des visées électoralistes, parfois non, mais donc on est un peu dépendant de ça. On sait que les ordres professionnels travaillent sur ces questions-là de concert avec les gouvernements.
[00:47:22] Speaker A: Pour faire valoir les compétences professionnelles, puis où on peut s'inscrire.
Ça peut être vu comme un défi ou comme une opportunité peut-être, ça dépend comment on le voit, mais tout ce qui est le travail en équipe. En fait, les équipes multis, les fameuses équipes multis où on va retrouver à la fois travailleurs sociaux, peut-être psychologues, médecins, selon les milieux, différents professionnels.
Moi, je le vois comme une opportunité justement de développer l'identité professionnelle. de faire sa marque, ça peut être un défi pour certains en se disant «je pensais que ça, ça relevait de la psychoéducation, mais là le travailleurs social le fait, donc je suis un peu…» S'approprier son identité professionnelle, je pense que c'est à la fois, c'est quand même un défi.
Dans un contexte où on ne s'en cachera pas, la majorité des personnes qui intègrent le marché du travail après une formation en psychoéducation, Vous êtes en pleine transition à l'âge adulte, dans cette période clé-là où il y a plein d'autres choses qui se passent dans votre vie. C'est la fin de votre formation, c'est l'intégration du marché du travail, c'est le début d'une nouvelle vie, votre autonomie financière et tout ça. Je pense qu'il y a aussi ce défi-là de conjuguer évolution, développement personnel et insertion socioprofessionnelle qui, je pense, devait parfois être plus indulgent et indulgente envers vous-même, de vous laisser le temps.
Puis s'adapter au fait que des fois, on en se... Puis ça, je l'ai vu dans mes trois domaines de formation quand même. Fait que de voir l'écart entre j'ai appris ça dans le cadre de ma formation, mais en pratique, C'est pas tout à fait comme ça
[00:49:02] Speaker D: que ça se passe. Ou comment ça s'actualise
[00:49:03] Speaker A: dans la pratique. Comment ça s'actualise, c'est un peu différent. Donc, ce déséquilibre-là, dans lequel vous vous retrouvez, peut être confrontant pour certaines personnes, puis se dire, avoir l'impression un peu d'avoir perdu ses repères, ou de sentir, de dire «Mon Dieu, ma formation, n'était pas adéquate, parce que finalement, ce n'est pas comme ça que ça s'actualise dans la pratique. Donc, c'est de tolérer cette incertitude-là, ce déséquilibre-là, au début, que moi, je vois à la fois comme, oui, un défi, mais une opportunité de grandir, puis de s'ancrer davantage dans sa posture professionnelle
[00:49:38] Speaker D: de psychoticatrice.
Oui, puis un des défis qui n'est pas propre à vous, qui allait terminer sous peu votre formation, mais qui est présent pour toutes les personnes qui terminent nos formations, mais je pense que c'est vrai dans peu importe le domaine, c'est qu'au sortir d'une formation en psychoéducation, vous avez des compétences, des connaissances, une expertise, un savoir, un savoir-faire, un savoir-être.
Et ce qui est difficile, mais je pense que c'est vrai tout au long d'une carrière aussi, c'est l'équilibre délicat entre avoir confiance en l'expertise que vous avez développée, que vous avez acquis, que vous possédez, et le fait de se remettre en question.
pour toujours travailler de façon à répondre aux besoins de la clientèle, peu importe qui est la clientèle. Donc, qu'on soit en rôle conseil ou en intervention directe.
Mais ça, d'être capable de se remettre en question, de réfléchir sur son action psychoéducative, c'est une grande force.
D'un psychoéducateur à un psychoéducatrice, c'est essentiel. Moi, je dis souvent, un psychoéducateur, c'est payé pour réfléchir. OK? Mais donc, c'est nécessaire.
Mais ça ne veut pas dire, ça va me mettre en question, de ne pas avoir confiance en ce qu'on a fait. C'est plutôt d'essayer de comprendre qu'est-ce qu'on a fait, pourquoi ça fonctionne, pourquoi ça ne fonctionne pas, qu'est- ce qu'on peut modifier, faire preuve de créativité, comme le disait Marc-Pierre tout à l'heure. Donc, c'est un équilibre qui est difficile à atteindre et qui souvent, c'est avec l'expérience que ça va commencer à être plus solide, cet équilibre-là.
Mais les psychoducateurs et psychoducatrices d'expérience que je connais vont dire, c'est toujours un équilibre qui demeure précaire parce qu'il y a trop de choses aussi qui influencent. On a des périodes dans la vie où au niveau personnel, c'est plus difficile. Il y a plus de défis, tout ça. Donc, l'identité personnelle, professionnelle, c'est intrinsèquement lié.
Et donc, c'est toujours quelque chose qui est en développement également. Donc, je pense que ça, c'est un défi d'avoir confiance en ses compétences tout en étant capable de se remettre en question qui est là pour toute personne qui termine une formation en psychoéducation.
Ça me
[00:51:47] Speaker C: fait penser, on le sait, les programmes en psychologie forment énormément de diplômés chaque année.
Récemment, l'Université de Sherbrooke a créé le programme de propédiautique pour les bacheliers en psychologie. Propédiautique,
[00:52:07] Speaker B: mot super compliqué, juste pour dire dans le fond que c'est une année un
[00:52:11] Speaker D: peu mise à niveau. Le cours d'appoint. C'est ça, dans le jargon universitaire, c'est des cours
[00:52:15] Speaker B: d'appoint. Des cours d'appoint, super, pour faire la transition de la psychologie à la
[00:52:18] Speaker C: psychéducation.
On aimerait vous entendre, selon vous, c'est né de où cette idée-là? C'est pour répondre à quel besoin pour la profession en psychoéducation? Oui,
[00:52:28] Speaker D: des propédeutiques, tu l'as bien dit, c'est un terme peu commun, qui est propre au langage, vraiment spécifique au langage universitaire.
La plupart des programmes universitaires en psychoéducation ont des propédeutiques, je vais le dire comme ça. Nous, à l'Université de Sherbrooke, Avant, on avait une propédutique dans ce qu'on appelle l'ancien baccalauréat. On a implanté un nouveau baccalauréats qui n'est plus nouveau, mais en quelle année est-ce que tu te souviens? C'est 2012 ou 2014, je suis un peu confuse dans les dates, mais ça fait plus de 10 ans.
Donc avant, dans l'ancien bac, ancien ancien on peut dire, il y avait une propédautique, ça existait déjà.
L'expérience était très positive et on accueillait donc des personnes qui avaient un bac en psychologie, quelques-unes, et elles faisaient l'équivalent de ce que vous faites, mais la formule était différente.
Donc, à l'Université de Sherbrooke, quand le nouveau baccalauréat, qui n'est plus nouveau, a été implanté, C'est un baccalauréat où les activités pédagogiques sont très intégrées entre elles. C'est-à-dire qu'à titre d'exemple, à la deuxième année du baccalauréats, à la session automne, tous les cours portent sur le développement 0-3 ans.
Donc, il y a des cours de développement 0-3 ans, il y a des stages auprès d'une clientèle 0-3 ans, il y a des cours d'évaluation auprès des 0-3 ans et il y a des cours de programme-programme auprès des 1-3 ans.
des travaux qui sont communs à ces différents cours-là. À titre d'exemple, dans le cours d'évaluation 0-3 ans, ils réalisent un processus d'évaluation auprès de la clientèle qu'ils ont en stage, 0-3 ans. Ce programme-là rendait très complexe l'intégration de personnes issues d'un bac en psychologie. parce qu'on ne pouvait pas aller chercher des cours pour répondre aux besoins spécifiques de formation de la personne étudiante qui avait un bac en psychologie.
Donc, la propédeutique avait été mise de côté.
Donc, c'est ça qui s'est passé.
Ensuite, quand la propédeutique que vous avez faite, a été imaginé, c'était en lien avec un besoin.
Pour, encore une fois, la priorité du gouvernement, il y avait tous les enjeux qu'il y a plusieurs personnes admises ou qui complètent un baccalauréat en psychologie qui ne sont pas admises au doctorat en psychologie, et des grands besoins de main d'oeuvre en psychoéducation. Puis nous, comme équipe, on avait l'expérience d'une ancienne formule de propédeutique qui répondait à des besoins. Donc, c'est dans cette perspective-là qu'on a développé le programme que vous avez fait, qui est une année de cours d'appoint, suivi d'une maîtrise en psychoéducation, proche de la maîtrise qu'on dit, nous, dans notre vocabulaire, la maîtrise régulière en psychoéducation.
Et donc, c'est comme ça que l'idée est née. Ce qu'il faut comprendre aussi, c'est que derrière tout ça, les universités, puis ça, ce n'est pas que l'Université de Sherbrooke, mais les universités au Québec qui offrent des programmes de psychoéducation ont la responsabilité que les personnes étudiantes, à l'issue du parcours en psychoéducation, soient admissibles et, en faisant simplement la demande, soient membres de l'Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec.
Et ça, c'est spécifique à certaines professions, dont la psychoéducation. Parce que d'autres professions, aide-moi là, mais notamment... On parlait des
[00:55:46] Speaker A: infirmiers, des infirmières, des médecins, par exemple, où il y a comme un examen conçue par l'ordre professionnel administré qui vient apporter, ou même au barreau par exemple, un examen comme finale à passer avant d'être membre de l'ordre. Mais dans le cas de la psychoéducation, c'est le grade universitaire qui sanctionne que la personne étudiante possède les compétences requises pour avoir ce permis d'exercice-là. Donc, l'idée derrière la propédautique, c'était vraiment de voir à partir de ce qui a été vu et couvert dans les programmes de psychologie, quels sont les cours d'appoint qu'on devrait offrir à ces personnes-là pour leur permettre de faire le passage dans une maîtrise en psychoéducation et ultimement pouvoir recevoir leur diplôme de maîtrise et avoir accès à l'Ordre des psychoéducateurs et des psychoéducatrices. Comme Isabelle le disait, c'est vraiment dans un souci Oui, il y a une pénurie de main-d'œuvre. Si il y a une pénurie de main d'œuvre, c'est parce que les besoins de la population sont énormes. Donc, on a besoin de plus de professionnels en relation d'aide, notamment en psychoéducation, qui vont pouvoir apporter cette aide-là aux personnes qui vivent des difficultés variées.
Donc, c'est vraiment en réponse à ce besoin-là. Et donc, d'offrir Puisque
[00:57:12] Speaker D: guider le développement du programme, c'est ça, c'est l'idée de s'assurer que chaque personne étudiante qui a fait un baccalauréat en psychologie, qui ensuite est admise à la propédeutique et à la maîtrise en psychoéducation à l'Université de Sherbrooke, va avoir toutes les compétences requises par l'ordre professionnel pour faire partie de l'ordre professionnel au sortir de la maîtrise. Et l'ordre professionnel établit des compétences dans différents domaines. C'est bien domaine qu'ils
[00:57:40] Speaker A: appellent ça, Martine? des domaines d'exigence, si
[00:57:42] Speaker D: je ne m'abuse. C'est ça. Donc, notamment, tout à l'heure, on parlait de l'observation, de l'importance de l'observation en psychoéducation.
Eh bien, l'Ordre cible un certain nombre de crédits universitaires qu'une personne étudiante doit avoir complété. pour être admise à l'ordre, et c'est la responsabilité de l'université, de toutes les universités qui forment les personnes étudiantes, de s'assurer qu'elles ont les critères requis.
Donc les critères requis dans ce domaine-là, par exemple observation, pour être admise à l'ordre. Donc, c'est comme ça que le processus de développement s'est fait aussi pour la propriété éthique et donc la maîtrise en psychoéducation qui est destinée aux personnes qui détiennent un baccalauréat en psychologie. Donc, vraiment sur une analyse rigoureuse de c'est quoi les cours que toutes les personnes en psychologie suivent, peu importe le programme de formation ou l'institution où elles ont fait leur formation. et quel est l'écart avec ce qui est exigé à l'ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices, et ensuite, qu'est-ce qu'on doit offrir, nous, comme maison d'enseignement, pour répondre à ces besoins-là. Oui, super.
[00:58:46] Speaker B: Puis pour finir, on aimerait ça faire un petit peu le tour des différents parcours qui justement, comme tu expliquais, mènent à l'ordre.
Il y a le parcours qu'on considère plus comme linéaire, que je pense qui ressemble au tien Isabelle, donc tu as fait le baccalauréat en psychoéducation et ta maîtrise en psychoéducation.
[00:59:04] Speaker D: Exactement.
[00:59:06] Speaker B: Au cégep, par exemple, ça ressemble à quoi? Notre but pour terminer, c'est vraiment d'amener des informations à des gens qui écoutent, peut-être futurs étudiants qui se posent des questions, parce que pour nous, c'était pas nécessairement clair. Moi, je suis un peu tombée sur la profédétique par hasard, dans un courriel d'informations qu'on avait reçu.
Ça m'a accrochée, mais je veux dire, on aimerait ça donner l'information comme, justement, de manière claire et tout, donc il y a le baccalauréat qui se donne dans plusieurs universités au Québec, pas juste l'université de
[00:59:41] Speaker A: Sherbrooke. Donc là je dirais pour ce qui est des préalables au cégep, c'est de vérifier avec chaque maison d'enseignement, justement dans chaque programme, quelle est la formation requise au niveau collégial.
Mais comme tu disais, nous,
[00:59:55] Speaker D: ça va être… Nous, les prérequis aussi, parce que là, on ne connaît pas… En fait, il y a peut-être des baccalauréats en psychoéducation qui ont d'autres prérequis que les nôtres.
Vous, vous parlez
[01:00:04] Speaker B: du baccalauréat que vous connaissez à l'UDS.
[01:00:06] Speaker D: Oui, exactement, c'est ça. Donc, nous, les prérequis, il y en a... C'est un
[01:00:09] Speaker A: diplôme d'études collégiales, donc ça peut être autant un diplôme technique que général, donc... En sciences humaines. Oui, en sciences humaines, en sciences de la nature, peu importe. Il n'y a pas de cours
[01:00:19] Speaker D: spécifiques, comme notamment parfois en psychologie. Pour les bacs, il y a un cours en... En statistique. En statistique, c'est ça.
Exactement,
[01:00:27] Speaker A: nous, on n'a pas ça. Donc, dans le parcours un peu plus linéaire, si on veut, donc de la formation au cégep, ensuite c'est bac maîtrise en psychoéducation.
[01:00:35] Speaker D: Il faut savoir que la maîtrise est obligatoire pour être admis à l'Ordre. Donc, la formation en psychoéducation nécessite un grade de maîtrise.
Et c'est vrai, peu importe l'université. Oui,
[01:00:46] Speaker A: tout à fait.
C'est un baccalauréat
[01:00:47] Speaker D: de trois ans. Oui,
[01:00:49] Speaker A: un baccalauréat de trois ans, maîtrise de deux ans effectivement.
Donc, nous on offre l'admission automatique, c'est-à-dire que pour les personnes étudiantes qui maintiennent une certaine moyenne cumulative, au baccalauréat, elles ont leur place ensuite dans un cheminement à la maîtrise. Mais il y a aussi des personnes qui peuvent suivre un parcours un petit peu différent, dans le sens où je vais faire mon baccalauréât en psychoéducation, je peux peut-être aller me chercher un certificat, entre autres choses, où je peux aller acquérir une certaine expérience de travail, puis revenir à la maîtrise en psychoéducation.
D'autres, comme vous l'avez fait, ont un baccalauréât dans une discipline connexe, Dans notre cas, on offre une propédautique pour les personnes diplômées en psychologie.
D'autres personnes vont peut-être arriver en psychoéducation un peu plus sur le tort, dans le sens où vont faire un bac et une maîtrise peut-être dans une autre branche, mais que c'est plus au niveau du doctorat à ce moment-là que l'intérêt ou que la psychoéducation va apparaître comme une discipline particulièrement intéressante pour développer son expertise en recherche en lien avec une thématique en particulier.
Donc c'est sûr que, encore là, ça dépend des programmes, C'est sûr que le doctorat comme tel ne donne pas accès nécessairement au permis d'exercice de l'Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec.
Donc, tu sais, il y a vraiment… Mais ça
[01:02:16] Speaker D: permet de travailler en psychoéducation, souvent en recherche en lien avec les domaines d'expertise.
[01:02:20] Speaker B: Sans le dit titre de psychoéducateur, mais dans le domaine de la psychoéducation. Exactement.
[01:02:25] Speaker D: Donc, pas faire de l'intervention directe auprès de la clientèle, mais travailler dans
[01:02:28] Speaker A: le domaine. Donc, il y a vraiment plusieurs avenues qui peuvent mener à la psychoéducation.
Je pense que c'est ça aussi la beauté, puis ça offre aussi plusieurs possibilités de conseiller des fois travail, études, surtout au baccalauréat, où il y a différentes fonctions comme aide sociale, entre autres, peuvent être des postes qu'on peut avoir comme personne étudiante durant la formation baccalauréat et d'aller chercher une certaine expérience pratique. Ça peut être aussi d'explorer la psychoéducation avec des expériences plus en recherche. Il y en a qui vont avoir un parcours très linéaire, concentré presque exclusivement sur les études.
D'autres vont aller greffer différentes expériences pratiques ou en recherche à ce parcours-là, puis va les amener à développer leurs compétences de différentes façons.
[01:03:21] Speaker D: Puis le baccalauréat en psychoéducation aussi, le choix de l'institution d'enseignement n'est pas nécessairement le même à la maîtrise. Je m'explique, c'est-à-dire que dans la plupart des programmes universitaires en psychoéducation à la maîtrise, il y a une forte prépondérance, une forte proportion des personnes étudiantes qui viennent du baccalauréat en psychoéducation offert par cette université-là. Mais généralement, il y a toujours certaines personnes étudiantes qui viennent d'autres universités aussi. Donc, on peut très bien avoir fait un baccalauréats en psychoéducations à l'Université du Québec en Outaouais et être admis à la maîtrise à l'Université de Sherbrooke en psychoéducations. Donc, ça demeure un parcours souvent assez linéaire, mais il y a des changements d'institutions qui sont possibles. Je trouve ça important de le mentionner pour peut-être des personnes étudiantes au cégep justement qui se questionnent sur le choix d'institution ou l'endroit où elles vont étudier, la ville, c'est vraiment un enjeu parfois aussi. Donc, il y a des possibilités de changement. La même chose pour le doctorat par la suite également.
Il y a des parcours également où il y a des personnes qui vont faire des demandes de reconnaissance d'acquis. auprès de l'ordre professionnel. Je vous avoue très sincèrement, je pense que tu partages mon opinion, on n'est pas les personnes les mieux placées pour vous expliquer comment ça fonctionne. Mais je trouvais ça important de nommer que c'est possible quand même. Et là, il faut entreprendre des démarches auprès de l'ordre professionnel.
[01:04:41] Speaker A: établissements universitaires où chaque programme de psychoéducation peut avoir une couleur un peu différente.
Donc, la meilleure façon d'avoir l'information, c'est de se rendre sur les sites internet des différents programmes, de contacter les personnes, les personnes de ressources. Souvent, c'est des conseillers, des coordonnateurs académiques ou des personnes conseillères comme ça pour vraiment prendre une décision éclairée sur le programme qui va être choisi. Oui, puis
[01:05:12] Speaker D: étonnamment, ça m'a un peu surpris dans le sens que ça m'a rassurée, mais il y a beaucoup de personnes étudiantes en première année au baccalauréat, bien sûr à l'Université de Sherbrooke, mais qui m'ont dit que leur décision, le choix d'université avait été fait à la lecture des sites internet. Donc ça m'a surpris parce que c'est une tâche un peu...
ardue quand même, c'est ça? J'allais dire laborieuse. Laborieuse, je pense que ce serait parfait aussi. Donc c'est laborieux comme travail, mais c'est là qu'elles avaient vu, ces personnes étudiantes-là, les différences entre les programmes. Ça les guidait, leurs choix. L'autre élément aussi, c'est la plupart des universités font des portes ouvertes ou des journées comme ça. Et il y a plusieurs personnes étudiantes au baccalauréat en psychoéducation C'est là qu'ils ont eu soit un coup de cœur pour l'institution, le programme ou pour la profession même.
Et donc, ça vient souvent, on revient avec ce qu'on disait au départ de notre rencontre, mais c'est souvent une série de hasards. Toi, tu nous donnais cette courriel que tu as lue. J'ai eu une chance que tu l'as lue, celui-là.
Mais c'est un autre hasard aussi. C'est souvent comme ça que ça se passe. Mais je pense que votre balado va permettre aussi de mieux faire connaître la psychoéducation. En tout cas, la population d'intérêt va peut-être plus s'accrocher. C'est peut-être un autre beau hasard pour certaines personnes. Oui, exactement.
Nous, on dit
[01:06:31] Speaker B: plus.
Dernière question pour finir sur de l'espoir. Dans le fond, on voudrait savoir quelles innovations ou nouvelles approches vous avez vues qui vous inspirent en psychoéducation récemment?
[01:06:47] Speaker D: Moi, c'est la pratique basée sur l'évidence.
Je ne sais pas si ça répond.
Explique. C'est-à-dire que moi, je suis une personne qui, quand j'ai été formée, on ne parlait pas des programmes probants. Donc, je suis une vieille personne. Mais ce n'était pas tant dans le vocabulaire, ce n'était pas à la mode. Je le dis vraiment avec des guillemets, mais ça ne faisait pas partie du langage courant.
Et donc là, c'est quand j'étais plus au doctorat, puis ensuite que l'importance des programmes probants est vraiment apparue, puis pas juste en psychoéducation, dans beaucoup de domaines. Puis là, les données probantes, les programmes probants, on en entend parler à toutes les sources. Et c'est formidable les programmes promants.
Parfois, c'est difficilement applicable à la réalité terrain clientèle des personnes en exercice en psychoéducation.
Donc, il y a souvent des bémols sur les programmes promants. Et là, de plus en plus, ce qu'on voit dans les écrits scientifiques et ce qui est préconisé par la recherche, c'est la pratique basée sur l'évidence. Et donc, c'est de faire le pont entre, oui, il y a des données probantes, quels sont les besoins du client, quelle est mon expertise à moi pour appliquer ça, et aussi quelles sont les caractéristiques du milieu. Donc, avoir une approche plus nuancée. Tu sais, je te vois faire des signes, il y a vraiment quatre pôles dans la pratique basé sur l'évidence, et c'est de considérer ces quatre pôles-là pour prendre la meilleure décision possible pour répondre aux besoins du client. Et ça, moi, je trouve ça vraiment formidable parce que ça nous dit, oui, il y a des pratiques qu'on sait qui fonctionnent bien en recherche, mais maintenant, qu'est-ce qu'on en fait et comment on les transpose pour répondre aux besoins de la clientèle?
Et est-ce qu' on peut le transposer tel quel? Si oui, tant mieux, allons-y. Sinon, qu'est ce qu'on fait avec tout ça? Donc ça, moi, je trouve ça très enthousiasmant. Parce qu'il faut savoir aussi que les programmes probants, ce n'est pas possible dans tous les domaines. Moi, en trône des comptes alimentaires, il n'y a pas de programme probant pour toutes sortes de considérations, notamment de l'attrition beaucoup dans les suivis, dans les études qui tentent de démontrer un niveau de preuve scientifique pour dire que c'est un programme probant. Mais ça ne veut pas dire que parce que ce n'est pas probant, ce n'est pas adéquat, ce n'était pas une bonne pratique.
Ce champ-là, moi, ça m'intéresse particulièrement et je trouve que c'est plus transposable à la réalité des personnes psychoéducateurs et psychoéducatrices en exercice.
[01:09:17] Speaker A: Je comprends de plus en plus, puisque j'aime bien, c'est de voir justement la relève qui veut sortir des murs des institutions pour que certaines informations puissent aller rejoindre des gens qui ne feraient pas nécessairement le premier pas pour aller chercher les services de professionnels. Donc toutes les personnes qui vont créer des outils, qui vont être bien vulgarisées, qui vont être bien montées, qui vont être basées sur un cadre rigoureux, qu'on s'inspire de la science, donc on fait circuler de l'information crédible, vérifiée, rigoureuse, et qu'on va donner accès.
La vulgarisation scientifique, la création d'outils.
Des fois, c'est de faire circuler cette information-là.
Certains parents, par exemple, vont voir passer l'information sur tel type de pratique parentale ou comment intervenir dans quelle situation de manière super accessible. de manière très, très accessible.
Pour moi, je trouve ça quand même intéressant parce qu'on vient répondre peut-être à certains besoins plus ponctuels de la population, des gens qui n'auraient pas les moyens, n'auraient pas accès toujours aux ressources dont elles ont besoin. Donc, je trouve ça beau de voir les personnes étudiantes, des fois on en voit qui ont été formées, chez nous. Puis on les voit rayonner sur différents médias sociaux, on voit la rigueur derrière le processus, on voit la créativité, on voit l'utilité, la portée de faire ça, on voit ça circuler.
Donc moi je trouve ça toujours quand même super riche de voir cette information-là circuler.
Puis je trouve qu'on... c'est une autre façon de répondre aux besoins croissants de différentes personnes.
c'est pas des solutions... Des fois, on aurait besoin de plus de services que ça, mais quand même, je trouve que ça peut être quand même une très bonne base pour des personnes qui n'ont pas accès, puis ça fait en même temps un peu crayonner quand même la profession. Ça fait connaître ce qu'on peut faire en psychoéducation.
Donc ça, je trouve ça quand même intéressant comme initiative qui peut être prise.
Très
[01:11:31] Speaker C: bien.
C'est tout pour moi.
C'est déjà
[01:11:34] Speaker B: la fin. Merci Isabelle, merci Marie-Pier pour
[01:11:39] Speaker A: cette belle discussion.
Merci à vous. C'était un grand plaisir.
Merci.